Intensément Raiatea!


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Position actuelle de L'Etoile de Lune : Bora Bora (Iles sous le vent)


"(...) ce prolongement, cette multiplication possible de soi-même, qui est le bonheur (...)"

Proust, à la recherche du temps perdu

 

Nouveautés sur le site :
Visite, comme si vous y étiez, des plus beaux spots de Raiatea

Carte de Raiatea

 

Albums photos :
Pour cette rentrée, nous vous gâtons avec une série d'albums tous plus colorés les uns que les autres, éteignez la télévision et passez une soirée au bout du monde :
- Deux albums sur Raiatea : Raiatea 1, Raiatea 2
- Un album sur les cérémonies hautes en couleurs du 14 juillet :
Photos du 14 juillet
- Albums sur le Heiva et le festival du Raromatai:
Raromatai, Le Heiva

 

En fin de message :
Le chantier CNI de Raiatea

Les photos du mois : La générosité, une tradition séculaire polynésienne

 


Résumé


Que d'images, que d'événements se sont produits depuis la dernière lettre! Pour paraphraser la citation de Proust, oui... j'ai eu l'impression d'être plusieurs, et de n'avoir pas assez d'un seul coeur pour y engranger l'intense bonheur procuré par Raiatea!

 

L'île sacrée, comme on la surnomme par ici, nous a offert plus que du plaisir!

 

Un ami voyageur, qui se reconnaîtra, me dit toujours que je décris les escales avec un engouement certain. Il est vrai que je ne suis pas avare de qualificatifs et de superlatifs. Et bien cette fois encore vous serez servis! Mais j'avoue que j'ai manqué de vocable, car je n'ai rien trouvé, qui soit plus fort que le mot "paradis". Rien! Et pourtant, Raiatea capable de séduire toutes les âmes en quête de beauté et de pureté est un paradis à  la puissance dix! Ce n'est pas qu'une question de physionomie, mais aussi, d'ambiance. Le lagon et ses motus si photogéniques, la montagne magnifiée par sa forêt d'une incroyable diversité ne sont pas seuls responsables de la félicité du visiteur! Le heiva et le festival Raromatai qui ont ambiancé Raiatea pendant tout le mois de juillet, ont été de grands moments capables de satisfaire le plus curieux des globe-flotteurs.
Ah ! Je vous le dis ! Ici, tout n'est que bonheur, si intense, qu'il recharge un être pour sa vie entière!



Bonjour,

Juillet en fête à Raiatea

 

Début juin, nous quittons Tahiti, et sa petite soeur Moorea, pour rallier les îles sous le vent. Notre intention est de vivre chaque île à notre rythme typiquement « étoiledelunesque ». A raison d'un mois par île afin de bien prendre la dimension de chacune d'elles. La vie réserve parfois des surprises qui nous amènent à contrecarrer nos plans, et au final on se rend compte que le destin planifie beaucoup mieux notre quotidien que nous ne le ferions en forçant les choses!

 

Nous quittons Moorea par beau temps, c'est-à-dire qu'une nuit très agitée nous attend sous un ciel gorgé d'étoiles. L'océan, fidèle à sa réputation, nous secoue tant qu'il peut. Notre Etoile, quant à elle, a mis du charbon dans les voiles, elle caracole de crête d'écume en vague croisée, impossible de la ralentir. Pourtant, nous ne désirons pas atteindre la passe de Huahine de nuit.

C'est une règle d'or à bord!

Jamais d'atterrissage nocturne!

Pour des raisons de sécurité, mais aussi de plaisirs personnels! Comment appréhender une terre dans le noir? Ombre fantomatique sur l'océan, nous perdons une dimension à coup sûr! Tandis qu'aux premières lueurs du jour, nos regards caressent sans retenue les contours d'une silhouette alanguie devant notre étrave. Nous décelons ses vallées, ses courbes et échancrures. Une fumée s'échappe d'un hameau, quelqu'un fait brûler les déchets du cocotier après en avoir extrait le coprah. Cette odeur caractéristique, un peu rance, poussée par l'alizé, s'immisce dans le cockpit. L'océan se fracasse sur la barrière de corail, il gronde dégageant un voile de brume. Aux abords, les rouleaux d'écume se dessinent, plus précis. Il faut remonter sous le vent de l'île, trouver la passe, repérer quelques amères, et voilà, une belle nuit de navigation qui s'achève! Nous jetons l'ancre devant le village principal de Huahine.

 

Véronique et son bateau Tamata

J'ai un rendez-vous très particulier avec Huahine. Un « huis clos souvenir », comme on peut le promettre aux êtres chers qui nous regardent depuis les étoiles. Pourtant, nous devons remettre ces retrouvailles, notre Etoile réclame des soins. Pendant la navigation, nous avons décelé du jeu dans la dérive, et qui plus est, l'huile du mécanisme d'embase fait de la mayonnaise.

 

Aita pea pea, en polynésien ou « pa ni pwoblem » en créole! Nous levons l'ancre, et le chantier de Raiatea nous accueille immédiatement (pour ceux qui sont intéressés par ces détails techniques, en fin de message, nous vous renvoyons sur un lien qui explique tout).

 

Consacrons-nous, plutôt, à la partie découverte et pur plaisir. En premier lieu, une belle rencontre, celle de Véronique, la dernière compagne de Bernard Moitessier. Elle bichonne Tamata, pour lui permettre de s'ébrouer entre les îles pendant quelques mois. Une rencontre émouvante, et mythique pour tous ceux, qui, comme nous, se sont gavés des écrits de Moitessier!

 

Après le chantier, nous laissons les opportunités guider notre emploi du temps. Et nous partons pour une visite détaillée de l'île qui nous prend plusieurs jours. Nous faisons rire nos nouveaux amis Raiatéens qui font le tour des 170 kilomètres carrés en quelques heures par une route qui compte moins de 100 kilomètres! Celle-ci longe le rivage, et offre de tels panoramas qu'il fait bon s'arrêter à chaque virage. Heureusement, Raiatea ne bénéficie pas de l'aura de sa voisine, Bora, et les routes n'attirent pas les touristes. De plus, malgré qu'elle soit la seconde île de l'archipel par son importance administrative et son vivier de population, nous sommes libres de laisser la voiture dans les bas-côtés sans gêner personne.

 

Le lagon commun à Tahaa et Raiatea

Raiatea partage le même lagon que Taha'a sa petite soeur. Neuf passes y donnent accès. C'est une véritable mer intérieure, protégée par la barrière de corail, où s'échelonnent des motus (îlots) tapissés de cocotiers. Sur l'eau paisible et translucide apparaissent ci et là des farés sur pilotis. Ceux-ci abritent des fermes perlières. Si à Tahiti et Moorea l'eau n'était pas assez saline pour développer cette activité, au contraire dans les îles sous le vent, les fermes produisent la perle noire, joyau qui souligne la grâce des vahinés de ce pays.

 

Dans le sud de l'île, nous trouvons le célèbre marae Taputapuatea. Au bord du lagon, dans un décor que l'on n'imagine que dans ses plus beaux rêves, les Maohis ont dressé l'un des plus grands sanctuaires du triangle polynésien. La tradition raconte que Raiatea était le point de départ de la culture polynésienne. Le marae de Taputapuatea est le sanctuaire maohi le plus sacré des îles de la Société et des Tuamotu. Il était le seul marae international. Les grands chefs et prêtres de tout horizon s'y réunissaient (Cook, Société, Tuamotu, Hawaii, Nouvelle-Zélande...).

 

Depuis la côte est de Raiatea, au-delà du lagon, la vue court par delà l'océan jusqu'à Huahiné. L'île pose avec élégance ses reliefs échancrés sur l'horizon outremer. Depuis la côte ouest, la vue s'étire jusqu'à Bora Bora. Partout, le lagon étincelle, mais il est particulièrement lumineux lorsque la route se hisse sur des promontoires. Là, nous tombons en extase face à ce mariage de bleus, d'émeraude et de turquoise où se mêlent si divinement les nuances chamois et de havane. Par temps calme, le lagon, telle une étoffe chamarrée chatoie entre le récif et l'île. Une merveille que seul le soleil a le pouvoir de révéler. Un miracle de bonheur à venir par le nombre de havres en perspective! Une atmosphère où exulte une sérénité si puissante qu'elle nous plonge dans l'ivresse.

 

Intérieur montagneux de l'île

Au centre de l'île, la montagne répond en écho aux beautés du lagon. A contre-jour, le massif central, ressemble à une broderie minérale. Par endroits, les falaises sillonnées des empreintes de cascades donnent le vertige. L'érosion a fait un travail gigantesque de dentelière. Partout une forêt généreuse et préservée colonise les flancs des monts. Une seule route pénètre à l'intérieur des terres. Cette disposition laisse la montagne, dont les plus hauts sommets atteignent 1017 mètres, vierge de tout bitume. Le plateau central du Temehani est sacré, lui seul engendre la célèbre fleur apetahi. C'est une variété de tiaré, très prisée. Sa corolle présente cinq pétales en demi-cercle ouvert. Nul ne peut expliquer, pourquoi l'arbuste qui la produit ne pousse que sur les flancs du mont. Sauf, une légende! Car en Polynésie, toutes les manifestations de la nature sont contées par les légendes. Celles-ci sont racontées avec emphase, lors des « orero » du Heiva, discours d'introduction des danses mimées au rythme des pahu (tambours).

 

La fleur apetahi serait issue d'un chagrin d'amour. Une vahiné, du nom de Apetahi, ne trouve pas son tané (mari) à côté d'elle en se réveillant. Elle part en haut du Temehani pour le guetter. La vahiné ne le trouve pas mais éblouie par le soleil, elle tombe du précipice. A son retour de la pêche, le tané cherche sa femme et monte, à son tour au Temehani. Ses recherches sont veines et au final, il trouve, au bord du précipice, une fleur nouvelle. Elle est si belle qu'elle lui rappelle sa vahiné. Il la ramène à son faré où en prenant soin du plan qui l'a fait naître, il lui donne le nom de Apetahi.

 

Voilà toute l'âme polynésienne cachée dans ces mots. La pureté, la grâce et la beauté enveloppées d'un voile de chagrin soumis aux aléas de la vie. L'âme polynésienne est profondément douce. Pour autant, n'allez pas conclure que le Polynésien est de caractère faible! Il suffit de les voir reproduire les gestes des ancêtres guerriers (les tupunas) pour s'en convaincre. En réalité, le mot qui les définirait le mieux est «la grâce ». Elle ne se manifeste pas seulement dans la danse par leur aisance et leur naturel à se mouvoir, elle fait partie intégrante de leur vie, se retrouvant dans cette élégance à envisager l'existence, cette facilité à tout rendre beau en quelques tours de main, cette indulgence à ne pas verser dans l'animosité abjecte, cette légèreté dans leur manière d'aborder autrui avec humour.

 

Ce peuple est profondément pacifique et généreux, il faut prendre garde à ne pas profiter de telles qualités !

 

Gaston Tong Sang ancien président de Polynésie

Autre point qui nous a charmés, c'est l'inexistence de barrière entre les gens. Tout le monde se mélange. Nous avons, pendant ces derniers mois fréquentés, toutes les couches de la société, et ce dernier mois nous a permis de rencontrer quelques politiques de tout bord. J'avoue m'être assise plus d'une fois au pied de l'ex-président de la Polynésie, Monsieur Gaston Tong Sang. Non par révérence, mais c'était la meilleure place pour cadrer à merveille les danseurs du Heiva. Là, assise dans le sable, devant la rangée d'officiels, personne ne m'a jamais chassée, alors que j'empiétais, largement, sur le protocole. A ma desserve, je n'étais pas seule, les journalistes, la télévision et une nuée d'enfants s'éparpillaient aux premières loges, tout comme notre copain Ferdinand, prof de son état, celui-ci cautionnait ma présence...

 

Pendant toutes les fêtes du Heiva, nous avons été acceptés, et même adoptés par les Raiatéens. Impossible de ne pas tomber sous le charme de la « Tavana » (maire) de Raiatea, avec ses robes, ses colliers et couronnes de fleurs, sont large sourire, sa distribution de bises à chaque rencontre, elle n'est pas l'apanage du politique, mais celui d'une femme de coeur. J'avoue que je ne sais pas quel bord politique elle défend (nous ne nous mêlons jamais de politique, une question de courtoisie envers ceux qui nous accueillent). Mais nous l'avons vue soutenir les groupes de danses, les animations traditionnelles du Heiva avec une telle humanité qu'elle parvenait à rassembler autour de cet événement qui n'a rien de touristique ou de commercial, un grand nombre « d'officiels » arborant, eux aussi, chemises et colliers de fleurs.

Ah! Vraiment la brochette des politiques polynésiens, elle en jette!

 

Le Heiva à Raiatea

Depuis le début de ce courrier, je vous parle du Heiva. Mais à Raiatea, les habitants lui préfèrent le nom de « fêtes du Tiurai », ce qui signifie en tahitien,  « juillet ». Heiva se traduit par "fête" ou "danses". Ces deux mots sont intimement liés en Polynésie française, car le mois de juillet célèbre, en grand, la culture polynésienne. Attention, si vous ne désirez pas passer pour un «touriste », de grâce, ne parlez pas de « tamure » lorsque vous vous exprimez sur les danses locales! Ce mot se réfère uniquement à un titre de chanson qui obtint un certain succès et sur laquelle les vahinés dansaient. Les Popa'a ont trop rapidement fait l'amalgame entre la danse et la chanson. En Polynésie la danse phare se nomme l'otea, c'est celle que tout le monde connaît, celle où le bassin des vahinés oscille si rapidement que le spectateur hypnotisé oublie tout pour faire corps avec le spectacle. Un terme générique pour traduire le mot danse serait « Orira'a ».

 

Quels que soient les mots utilisés, le programme des soirées des places principales de toutes les îles de la Polynésie est chargé. Chaque île selon ses moyens offre des concours de danse, d'orchestres, d'himene, des épreuves sportives et artisanales. Partout la tradition se chante et se danse au rythme des "pahu" et des "toere". Le summum du Heiva se trouve à Tahiti. Là, les festivités débutent le 4 juin et se poursuivent jusqu'au 7 août. Outre les festivités, les plus belles vahinés de chaque île sont élues et Miss Tahiti, défendra les couleurs de la Polynésie au prochain concours de Miss France. A Tahiti, l'Heiva est devenu une grosse industrie. Les spectacles y sont payants, et le public n'est pas autorisé à filmer ou à prendre des photos. Ailleurs, le Heiva est une fête authentique qui réunit les insulaires. Les touristes y sont plutôt rares.

 

Traditions racontées en danses et musique

Chaque soirée est l'occasion de renouer avec des pans entiers de l'histoire maohie, car chaque groupe mime et chante les hauts faits de guerriers, d'ari'i (roi) ou de princesses. A la fin du mois de juillet, le jury départage les groupes. Leurs critères de sélection évaluent le niveau des chants, des danses, des orchestres, des costumes. Une analyse sévère sera menée sur la façon dont le thème choisi par le groupe aura été défendu au travers de ses différentes formes d'expression. Chaque soir les pronostiques échauffent le public... Autant vous dire que le mois de juillet est accaparé par le Heiva!

 

Les journées, si l'on veut participer à toutes les activités, sont bien remplies elles aussi. Les compétitions se succèdent. Celles des va'a (pirogues). Les V1, V3, V6, V12, se disputent le lagon, dans un remous de vagues aux couleurs psychédéliques. Les sportifs terriens ne sont pas en reste, avec les marathons, les triathlons, mais aussi les courses cyclistes, ou plus modérément la pétanque. Hé oui, les Polynésiens sont férus de pétanques! Que dire des lanceurs de javelots qui tentent de transpercer à près de 10 mètres de hauteur une noix de coco, ou des porteurs de fruits qui exécutent une course à pieds nus, avec un poids de trente kilos sur les épaules, tandis que les porteurs de pierre hissent sur leur nuque des cailloux de 100 à 150 kilos? La fibre artisanale des Polynésiens s'exprime dans les traditionnels concours de tressage de feuilles de pandanus ou de fabrication de bijoux et de tout objet ou parure typique.

 

Un temps fort pendant ce mois de juillet est le 14!

 

Ouverture par les miss du défilé du 14 juillet

Le défilé commence par les miss, Tavana, madame la mairesse et une guirlande fleurie d'officiels. Tout ce petit monde en robes et chemises à fleurs se voit remettre couronnes et colliers de fleurs, la rue principale de Uturoa embaume le tiaré. Tous, y ont droit, même les képis et les galons débarqués de Métropoles. Les effluves empourprent leurs joues, à moins que ce soient les bises des vahinés ?

 

Le cortège commence avec la voiture de gendarmerie, la voiture de la police municipale et les 14 volontaires des pompiers. Puis, les uniformes disparaissent et l'ambiance s'emballe. Les Chinois ouvrent la marche avec un char rouge vif coiffé d'une adorable Miss et d'un dragon aux yeux de velours. Puis toutes les associations civiles de l'île se succèdent. Nous n'oublierons jamais la très remarquée prestation de dames d'un certain âge, couronnes de fleurs sur la tête, qui exécutent de manière bien curieuse un Haka marquisien d'une voix chevrotante. Nos vieilles dames sont talonnées par l'association de fitness. Un cours de "step" devant les miss, la mairesse, et les képis (Monsieur le Président s'il prenait la peine de venir visiter les îles un 14 juillet, en serait transfiguré!).

 

Défilé de chars fleuris

Puis le défilé prend une tournure grandiose avec les chars fleuris préparés par les différents districts de l'île. Nous sommes sur le bas-côté de la route depuis près de trois heures. Je me retrouve, une fois de plus, assise au pied des "officiels en képi", l'effluve des couronnes  et des colliers de fleurs me fait perdre la tête. Et c'est un défilé hors du commun de chars à thèmes : la pêche à l'anguille, Hawaii, légendes insulaires auquel nous avons droit!

 

Non seulement les chars sont fleuris, mais ils sont accompagnés! Les groupes de danse des concours de Heiva nous offrent une prestation sur fond de ciel bleu tropical où s'ébattent les palmes des cocotiers dans une brise salutaire! Nous avons droit à de réels spectacles pour chaque char.

 

Enfin, je ne peux terminer ce message, sans vous parler d'une grande première sur Raiatea! Nous avons en fin de mois de juillet assisté au festival Raromatai qui a réuni pendant quatre jours les meilleurs groupes de danse et de chant des îles sous le vent.

Troupe de Bora Bora lors du premier festival Raromatai

Raromatai est le mot Polynésien qui réunit les cinq îles principales de l'archipel soit Raiatea, Taha'a, Huahine, Maupiti et Bora Bora. Vous raconter en détail ce festival mériterait une rubrique entière. Sachez seulement que chaque île nous a particulièrement gâtés. Les danseurs de Huahine exécutent des mouvements qui n'ont absolument rien à voir avec ce qui se fait en Polynésie. Ils portent non pas les « more » (pagnes en fibre), mais des costumes blancs, une ceinture rouge. Ils ont un sens du rythme stupéfiant, une habilité à basculer le corps à la limite de l'équilibre. Leur prestation nous a transportés dans un autre monde. Je ne peux, non plus, taire le spectacle offert par Bora Bora. Une perfection! Et puis, pour couronner ce mois de juillet fort en émotion, tous les groupes des îles se sont réunis sur le célèbre marae de Taputapuatea. Là, sur le sanctuaire des ancêtres, plusieurs centaines de « Raromatai » fusionnaient dans un même désir de faire revivre la tradition!

 

Un énorme merci à Raiatea pour le flot d'humanité que ses habitants ont fait couler pendant tout le Tiurai!

 

Pour conclure, voici une phrase que j'ai lue récemment : "L'homme a reçu deux oreilles et une bouche, c'est pour plus écouter que parler". J'aime cette phrase dont je ne connais pas l'auteur, et j'aurais aimé ajouter, en toute humilité, que nous avons également reçu une paire d'yeux, pour ouvrir notre âme aux merveilles de notre belle Planète.

 

A bientôt

Nat et Dom

 

 


Le chantier naval CNI de Raiatea

Cliquez sur l'image suivante pour accéder à la page d'informations du chantier.

Raiatea

Générosité Polynésienne

Offrande de fruits et légumes aux autorités lors de l'ouverture du festival Raromatai

 

 
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