Escale sympa!

POSITION : 10°31.980N 63° 47 800 W

A Medregal, nous renouons avec les grands espaces où le regard peu courir jusqu’au fin fond de l’horizon. Nous logeons presque tout au fond du Golfe de Cariaco. Le Medregal est un thon endémique des eaux vénézuéliennes. Aujourd’hui, il a donné son nom à l’un des villages les plus agréables du rivage du Venezuela. Après deux semaines de solitude totale à Laguna Grande, nous retrouvons la civilisation… Du moins, tout ce qu’elle peut présenter d’agréable !

Le mouillage se trouve au bord de collines qui ferment le golfe côté caraïbe. Celles-ci présentent une typicité géologique particulière. En fait, elles dessinent chacune à leur tour une succession de petites crêtes acérées, qui ondulent sous la végétation tropicale sèche, ce qui donne à l’ensemble le même aspect que la mer lorsqu’elle est ridée par une petite brise établie. Au lever et au coucher du soleil, les formes des versants opposés à l’astre sont accentuées par un ombre qui épouse les courbes des coteaux. Chaque coucher de soleil est un spectacle à ne pas manquer…

Un grand espace d’eau bleue nous sépare de la cordillère caraïbe, qui est juste en face, majestueuse, elle domine le flan sud du Golfe. A l’Ouest, le regard coure et vagabonde à l’infini… Nous avons à la fois une vue imprenable sur la mer, sur la montagne et sur des vagues de collines… Le luxe suprême est atteint, lorsque le soleil se couche derrière l’une d’elles, un gros disque incandescent posé sur le rebord d’une crête, disparaît peu à peu, et laisse s’étaler derrière lui, telle une traîne de jeune mariée un halot bigarré.

La protection serait précaire en cas de gros coup de vent, car le fetch est important. Nous sommes, en outre, sous la Péninsule d’Arayat, au pays des brises thermiques et des orages. Ainsi la nuit et le matin sont calmes et le bateau pointe l’étrave vers l’Est, où une petite avancée de sable a la bonne idée de raccourcir le fetch. Parfois, les’après-midi d'été, la brise thermique se lève avec fureur, d’un bond et mal embouchée ! Elle vient du fin fond de l’entrée du Golfe, c’est à dire d’Ouest. Pauvres de nous, le clapot se lève en un tour de main. Nous sommes face à une vaste étendue d’eau et plus rien ne nous protège. L’étrave se soulève, alors, par petits bonds saccadés le temps que tout cela daigne se calmer… En général ce rodéo n’est pas long, et dure le temps que dure les orages, une vingtaine de minutes… Les orages sont fréquents lorsque la ZCIT est sur ou au Nord de la latitude du Golfe de Cariaco. Ils semblent plus discrets lorsqu’elle redescend dans ses quartiers méridionaux. Il faut avouer que le climat du golfe de Cariaco, mis à part ces épisodes orageux peu fréquents, est idéal. Sec et sain, le soleil brille, mais il n'est pas de plomb. La nuit, une petite fraîcheur opportune est l'alliée du sommeil. A Medregal, nous vivons des vacances climatiques, où nous nous soucions très peu du temps qu'il fait...

Au mouillage faites attention à la coque !!!

Non, non, ne craignez pas les hauts-fonds ! Mais ici, des centaines de petits poissons viennent se protéger de l’appétit vorace des pélicans et des cormorans sous la coque, alors pour les pêcher, ils plongent tout à côté du bateau ! Spectacle dont nous ne nous lassons jamais. A longueur de journée les pélicans, oiseaux sympathiques plongent et font des gerbes si près de la coque que l’on pense qu’un jour ils s’y heurteront… Mais ne vous fiez pas à leur apparente gaucherie. Les pélicans sont de remarquables pêcheurs ! Les cormorans adoptent une autre technique. Mauvais plongeurs de haut vol, ils ont une partie du plumage perméable, ce qui leur permet de faire des sondes en apnée jusqu’à parfois 10 mètres de profondeur. Ainsi se mêlant aux bancs de poissons, les cormorans se servent à volonté. Puis lorsqu’ils remontent à la surface, leur corps reste immergé, seul le coup long et la tête dépassent de la surface de l’eau, ce qui leur donne des petits airs serpentins.

Certains matins, si l’on veut tout observer, on ne sait plus où donner de la tête. Tant ce petit peuple actif, est en perpétuel renouvellement. Parfois, les dauphins poussent les bancs de poissons devant eux, et viennent jusqu’à nous ! Ils n’hésitent pas à tourner eux aussi autour de l’Etoile de Lune. Les petits, plein de fougue, sautent et montrent sans pudeur leur petit ventre encore rose. Parfois, ils sont si nombreux à chasser les bancs de poissons, que leur venue se manifeste dans de grandes gerbes d’écume. C’est une succession désordonnée de nages aériennes, de plongeons, d’accélérations aquatiques… Nous observons tantôt des ailerons, des dos luisants, de nageoires caudales… Les pêcheurs du coin racontent que des groupes de dauphins vont chercher les poissons dans la mer des Caraïbes, le long de la Péninsule de Paria, ils rabattent les bancs à l’intérieur du golfe, et se servent de Cariaco comme d’un immense garde-manger. Cela nous paraît possible, car nous avons assisté à des scènes de pêches en groupe. Et les dauphins paraissent par leur nombre vraiment dresser un obstacle qui empêche les poissons de sortir du Golfe…

Pendant que nos amis les dauphins s’ébattent, jouent et pêchent, très haut, au-dessus du mât de l’Etoile de Lune, des balbuzards et des aigles pêcheurs rodent en quête de leur nourriture, les dauphins leur laisseront sans doute du choix… Les eaux sont si poissonneuses !

Sur le pont, les hirondelles s’habituent à notre présence et au bout de quelques jours auscultent le gréement à la recherche de l’endroit propice pour y établir leur nid. Je pense qu’elles apprécient le zouk. Car elles semblent presque répondre çà la musique que nous écoutons. Nous leur offrons peut être du changement par rapport à la salsa ? Etonnant, ce sont des hirondelles bicolores (ventre blanc, dos noir aux reflets bleus, bord des ailes brun…on se demande si les ornithologues qui les ont baptisées ainsi on tout vu ???) De plus, mon petit livre des oiseaux du monde m’indique qu’elles ne devraient pas être dans cette région du globe. Si je pouvais communiquer avec elles, je leur demanderais gentiment de s’attaquer aux moustiques plutôt qu’aux jolis papillons jaunes fluo qui viennent s’abriter sous le taud du bateau.

Que vous dire… Cette petite faune a sans doute confondu l’Etoile de Lune avec l’arche de Noé ?

Nous sommes quelques bateaux à profiter de l’immense privilège de loger au cœur d’une nature si généreuse. Et chaque jour, ce petit monde invente une nouvelle facétie, pour récompenser les marins qui sont venus jusqu’ici. Par exemple, un voisin a eu la visite cordiale d’un opossum. Il est monté par la chaîne d’ancre, a fait sa petite visite sur le pont et est reparti par la jupe arrière, tranquillement.

La faune ne présente aucun danger pour la promenade ou la baignade. Par contre, il y a plus loin dans le golfe, quelques beaux spécimens de babas, des petits représentants de la famille des crocos. Un copain nous a raconté avoir croisé sur la route de Cariaco deux specimen mâles. Ils se disputaient sur la route… Leurs échauffourées se sont finies, pour le perdant, par un bout de queue laissé sur le bord de la route… Ceci, dit, ce copain est le seul à avoir assité au spectacle... La nuit...

LE VILLAGE DE MEDREGAL

Havre de paix…

Quelques cabanes logent des familles de pêcheurs sur une plage couleur de miel au bord du Golfe de Cariaco. Jean-Marc et sa femme vénézuélienne Yoleida sont arrivés dans la région, au début des années 1990. A l’époque, il n’y avait rien qui ressemblait à un village. Il fallait être déterminé pour s’installer ici ! Armés de courage et de l’envie de faire découvrir le Venezuela, ils se sont mis à l’œuvre. Ils ont défriché le terrain. Puis, ils ont construit un petit hôtel, un restaurant, des habitations typiques et agréables à vivre style caraïbe (churuata), une piscine, un ponton. L’ensemble est aménagé avec goût et se fond dans la nature. Les infrastructures sont accueillantes à l’image des responsables qui font tout pour faciliter la vie des marins et de leurs hôtes.

Ils proposent de multiples services, tout ici, se fait dans un esprit remarquable de confiance et de gentillesse.

Au village de Medregal, on se sent comme chez soi et on prend de gentilles habitudes :
Le BBQ du samedi soir…
Les marins se retrouvent autour du feu en compagnie des hôtes de l’hôtel, dans une ambiance conviviale. Il ne faut pas manquer ça !

Medregal devient le lieu d'un rendez-vous prisé. Tous les troisièmes vendredis du mois d'Octobre, Jean-Marc organise la fête du Vin. Ambiance assurée!

Pendant la semaine, le chef reste à l’écoute de vos désirs culinaires. Il suffit d’aller le voir 20 minutes avant de passer à table, et vous composerez avec lui votre repas. Les prix pratiqués sont accessibles à toutes les bourses.

Une autre habitude au village de Medregal : le samedi matin, Jean Marc emmène qui le désire au marché de Cariaco. Une route approximative, nous y conduit. Un paysage serein, simple, jalonné de quelques maisons, longe tout le chemin. Cariaco est une ville de 30000 habitants. Vous serez plongé, le temps de faire votre marché, dans la vraie vie vénézuélienne. Au marché, l’ambiance est bon enfant, presque naïve. Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin.

Le village de Cariaco semble sommaire, presque démuni. En fait, en juillet 1997, il subit un tremblement de terre, classé 7 sur l’échelle de Richter. Le village a été détruit à 80%. Un habitant du Golfe qui a vécu cet événement nous dira avoir vu trembler tout le paysage, toutes les collines pendant le temps du tremblement de terre. Seule l’église de Cariaco est restée debout : par miracle ! Ces manifestations telluriques sont d’une violence innommable. Les maisons étaient pour la plupart détruites, seuls quelques privilégiés ont des maisons antisismiques. Fort heureusement, la communauté internationale s’est associée pour venir en aide aux villageois. Ceci n’a pas empêché la région d’être privée d’eau potable pendant plus de 8 ans. La canalisation avait été coupée nette lors du tremblement de terre. Ainsi, le village de Medregal se faisait livrer l’eau par camion… quasiment au prix de l’or ! Depuis juillet 2005, l’eau courante et potable a refait son apparition, pour faciliter la vie des villages du golfe.

Jean-Marc et Yoleida organisent aussi des excursions. L'une de mes préférées : les grottes de Guacharo.
Le marin délaisse pour une journée entière l'horizon bleu et part à l'assaut de la montagne. Un régal! Nous traversons des régions où les maisons sont faites de terre et de bois. Toujours coquettes, elles préservent la fraîcheur intérieure. A Catuaro, nous découvrons un campanile adossé à un monastère. Le plus vieil édifice date de 1685. Il est construit sur un promontoire. Au bas du monastère, les maisons marient dans une tranquillité appétissante les couleurs pastel des maisons créoles au style architectural hispanique. Certains patios représentent l'idéal de la sérénité. Dans les ruelles, les habitants discutent sur le pas de la porte. Une femme entraîne son âne, chargé de vivres. Nous quittons à grand peine tant de bonheurs élémentaires. Nous grimpons toujours plus hauts, et tutoyons des sommets de 2000 mètres. Les espaces vierges sont immenses. Nous changeons d'Etat et dans le Nord de Monagas, nous découvrons les grottes de Guacharo's. Elles cachent en leur sein le travail de millions d'années qui édifièrent des stalactites et des stalagmites géantes. Les grottes sont également le refuge de milliers oiseaux étranges qui ne vivent que dans l'obscurité. Lorsqu'ils sortent la nuit pour aller se nourrir de graines de palmes, ils forment des escadrons impressionnants. Le jour, ils communiquent, dans l'obscurité la plus totale de la grotte, par des sons perçants échos locatifs. Après cette découverte qui ne peut laisser indifférent, il est temps de goutter les plats régionaux dans un restaurant local. L'après-midi passe rapidement et se finit par la dégustation de fraises à la crème... C'est évident, Jean-Marc et Yoleida, aiment le Venezuela, et c'est communicatif!

IL NE MANQUAIT QU’UNE MARINA…

VOUS EN AVIEZ REVE ? ILS SONT EN TRAIN DE LE REALISER

Frédéric, d’origine suisse, a vécu plus de 7 ans sur son bateau. Il a vagabondé sur la mer des Caraïbes. Un jour, le village de Medregal s’est présenté au bout de son étrave. L’endroit lui plaît comme un coup de foudre. Jean-Marc, lui communique son intention de développer une marina à sec. C'est un projet ambitieux. C'est ainsi que le village de Medregal devient le témoin d’une association d’hommes entreprenants : Jean-Marc et Frédéric s'allient pour une tâche de grande ampleur :la création d’une marina.

Ils envisagent les besoins des navigateurs sous tous leurs aspects. Frédéric et Jean-Marc semblent avoir pensé à tout. Nous visitons le chantier de la Marina en Septembre 2005, les travaux vont bon train, Ils espèrent sortir le premier bateau en 2006. Le concept est vraiment novateur. Lorsque la marina sera opérationnelle, la proximité du village de Medregal sera un atout majeur dans la destinée de la marina. En effet, les navigateurs en mal de réparation de leur bateau, pourrons enfin envisager les périodes de carénages avec le sourire.

Voici ce que l'association d'une marina au village existant de Medregal proposera :

(Les prix sont valables en 2005, et la description qui suit extrapole ce qui existera au terme des travaux de la Marina. Afin de connaître les disponibilités : joindre directement l'équipe de Médrégal. Références du Village de Medregal et de la marina en fin d'article)

Au sein d’une nature magnifique, juste à côté de l’hôtel, la marina à sec a l’apparence d’un camping pour des vacances idéales. Des petites churuatas (cabanes ajourées) sont disposées entre les places des bateaux, on peut y travailler à l’ombre ou y pic-niquer. Il y a même des parterres de fleurs et d’arbustes pour égayer l’endroit. Franchement, on ne peut imaginer cadre plus agréable, pour travailler sur son bateau. Nous sommes au bord du Golfe de Cariaco, qui bénéficie du climat le plus sec du Venezuela. Ces conditions sont idéales pour caréner ou régler des problèmes d’osmose. Ne vous fiez pas aux airs proprets de cette marina à sec. Si d’habitude, vous êtes accueilli dans un cadre de saleté marine pour caréner, ici l’environnement est respecté, par exemple, une fosse de décantation récolte les eaux de carénage.

Côté mer, une digue « casse-houle » sera édifiée à l’Ouest du plan d’eau, bien à l’abri derrière ce quai, une darse et plusieurs quais. Ils ont pensé aux bateaux peu manœuvrant et ont fait construire deux travellifts sur mesure. L’un est destiné aux monocoques qui peuvent au choix se glisser dans la darse en marche avant ou en marche arrière. La charge maximale est de 30 tonnes. L’autre travellift peut lever des catamarans d’une largeur maximale de 11 mètres. Le tirant d’eau maximal possible est de 3 mètres.

Dès que les bateaux seront sortis de l’eau, la coque sera posée sur des bers, elle sera aussi grattée et lavée à haute pression. Ces trois opérations seront comprises dans le forfait de levage. Le tarif est de 9500 bolivars par pied hors TVA. C’est à dire 4,37 Euros TTC par pied.

Chaque bateau dispose d’une place dont les contours sont proprement délimités. Les dimensions sont de 8 X 14 M ou de 8 X 18 M. 76 places sont ainsi définies. Chacune possède une petite churuata sous laquelle il y a une prise d’eau par bateau et deux prises d’électricité 110 ou 220 volts ( 60 Hz)

Partout sur l’aire de stationnement des grandes churuatas sont construites afin d’accueillir les plaisanciers désireux de travailler à l’ombre. Elles sont bien étudiées, car des établis sont à disposition ainsi que des systèmes de traverses sur lesquelles on peut étendre ou pendre ce qui doit sécher. A l’image de ces abris de travail, tout est envisagé pour que les marins se sentent en confiance, et sachent qu’ils peuvent travailler tant qu’ils le désirent sur leur bateau.

Une fosse a été construite pour les travaux sur la quille. Les dériveurs intégraux peuvent enfin nettoyer et traiter leur dérive toute entière grâce à ce système simple et ingénieux !

Les navigateurs non désireux de travailler eux-mêmes sur leur bateau sont bienvenus. Le chantier exécutera le carénage à leur place pour un forfait anti-fouling de 19 500 bolivars (soit 8,97 euros par pied TTC) Les produits ne sont pas compris dans ce forfait. Les propriétaires de bateaux ont le choix d’apporter eux-mêmes les produits qu’ils ont l’habitude d’utiliser. Ou de travailler avec des produits locaux, réputés de bonne qualité et peu onéreux. Il faut garder à l’esprit que tous les produits étrangers sont majorés de taxes d’importation décourageantes, qui les rend chers au Venezuela. En outre, il est conseillé aux bateaux en aluminium de venir avec leurs propres produits.

Au rythme de l'avancement des travaux et de l'installation de la nouvelle marina, de nombreux corps de métiers viendront enrichir le chantier. Pour les travaux de peinture, sablage, fibre, Bernard sera à l’écoute de tous les besoins. Un charpentier de marine sera prévu. Pour les travaux de couture, le chantier prévoit de s'associer avec un atelier extérieur. Il fabriquera également des tauds. Un shipchandler sera mis en place.

Détail important, l’équipe parle le français, l’espagnol, l’anglais, l’allemand et l’italien.

LEUR SLOGAN: WE TAKE THE HARD…
...OUT OF THE YARD!

Dès son ouverture, la Marina de Medregal fera tout pour faciliter le travail sur les bateaux. L’équipe s’occupera par exemple des formalités d’entrée et de sortie dans le pays. Ils pensent également à simplifier la vie des marins dont le bateau est à terre. Cette période est souvent mal vécue : vivre sur son bateau lorsqu’il est à terre, est souvent fastidieux. Les désagréments se multiplient lorsqu’il y a des enfants à bord. Que faire d’eux ? Comment les occuper pendant que Papa travaille à sa coque ?

Tout sera simplifié grâce à la proximité immédiate du village de Medregal, Jean-Marc a pensé à tous ces problèmes. Les mamans mèneront les enfants à la piscine pendant le carénage. Une aire de jeu les accueillera également. Il n’est pas interdit aux Papas de faire une pause récréative et de rejoindre la petite famille… Selon la demande, les enfants pourront être confiés à la garde d’une personne qualifiée. Les familles vivront, le temps du carénage, dans une habitation climatisée conçue pour 4 à 6 personnes au sein d’un cadre arboré et fleuri. Le tarif pour une habitation est de 50 000 bolivars par jour (20 Euros HT 23 Euros TTC). Les navigateurs se retrouveront le soir sous une churuata au bord de la plage. Ils y feront un BBQ, il est prévu qu'une télévision par satellite soit installée.

Les navigateurs qui veulent rester à bord de leur bateau ont à leur disposition huit petites salles de bain privatives, l’électricité, l’eau. Un forfait de 4500 bolivars par jour est demandé pour ceux qui utilisent la climatisation à bord. (4500bs = 2,07 Euros TTC) Une laverie fonctionnera tous les jours. Les machines sont déjà en place. Grâce au système de carte téléphonique, les tarifs vers la métropole sont très avantageux.(10000 bolivars pour 57 minutes = 4 Euros) Des bornes Internet sont prévues pour 2006.

A terme, un petit supermarché permettra de faire l’appoint en provisions. Une boulangerie fabrique déjà sur place le pain frais. Il y a aussi, un restaurant pour se régaler et un snack pour grignoter. Le bar est ouvert toute la journée. Une navette emmène régulièrement ceux qui doivent faire un avitaillement conséquent dans les villes limitrophes.

Pour les navigateurs désireux de laisser leur bateau à sec pendant leur retour au pays. Le forfait de stockage longue durée (au moins deux mois) inclut l’acheminement à l’aéroport. Il suffit de prévenir le village Medregal par mail et ils viendront également vous rechercher à l’aéroport lors de votre retour.

Toute l’enceinte du village Medregal est sécurisée. Côté mer, une lancha patrouillera à longueur de nuit dans le périmètre du mouillage.

Tout ce projet a été édifié en collaboration avec les habitants des deux villages voisins. Ils se sont d’ailleurs regroupés en association pour créer un restaurant dans le village. Un petit bodegon assure l’approvisionnement en cigarettes, bières, spiritueux… La plupart des ouvriers qui ont permis la mise en œuvre de la marina sont d’anciens pêcheurs des villages voisins.

EN ATTENDANT QUE LA MARINA SOIT OPERATIONNELLE
NE MANQUEZ PAS CETTE ESCALE, C'EST L'UNE DE NOS PREFEREES!!!!!!!

Le mouillage de Medregal est l’un des plus agréables qui soit. Pendant votre séjour, votre bateau sera considéré par la faune locale comme une véritable arche de Noé : dessous des bancs de centaines de poissons viennent s’abriter de l’appétit des pélicans, des cormorans, des aigles pêcheurs, des becs-en-ciseaux. Plusieurs variétés d’hirondelles viendront égayer votre quotidien et partout autour de votre bateau, il n’est pas rare d’observer les dauphins au mouillage.

N’hésitez pas à faire une ou plusieurs excursions en compagnie de l’équipe du village de Medregal. Ils vous feront découvrir les grottes del Guacharo, les montagnes alentours et partageront avec vous, leur amour du Venezuela. Une jolie balade en bateau vous conduit en une journée, à l’embouchure de deux rivières qui se jettent dans le golfe. En annexe vous pénétrez dans la nature sauvage par excellence, où les fameux ibis rouges et quelques caïmans vivent une vie tranquille. A quelques milles de là, le mouillage de Laguna Grande est impressionnant de beauté. Impossible d’énumérer tous les mouillages qu’offre le Golfe de Caraiaco, il faut y venir et les découvrir…

Sachez également que vos navigations dans le golfe se transformeront souvent en « wale watching ». Les dauphins sont nombreux dans le golfe. Ils se regroupent pour chasser et se servent de Cariaco comme d’un vivier. Des orques et des baleines ont également été observés à certaines périodes de l’année.

Le village de Medregal offre une réelle alternative à ce qui est proposé dans les marinas de Puerto La Cruz et de Cumana. Le cadre est particulièrement agréable, l’équipe est à l’écoute de chaque besoin des plaisanciers, tout est prévu pour passer un séjour inoubliable.

REFERENCES ET ADRESSE

M & M MARINA
PO BOX 205-CUMANA-ESTADO SUCRE-VIA CARIACO / LOS CACHICATOS-ARAYA PENINSULA-VENEZUELA
TEL 0416 693 33 50 & 0293 808 45 69
MAIL mmmarina@cantv.net
WEB SITE www.medregalvillage.com & www.el-golfo.net
www.etoiledelune.net

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