Vanuatu : Terre d'espoirs

 


Les couleurs du pays

Notre credo : passer d'escale en escale sans jamais les comparer les unes aux autres. Pourtant, j'avoue qu'après deux ans passés en Polynésie, j'arrive au Vanuatu le coeur nostalgique. La couleur, la lumière et la chaleur nous manquent.


La saison sèche n'est pas au rendez-vous. Paraît-il que nous tombons une mauvaise année (?) Le ciel gris ne nous offre la plupart du temps que des paysages monochromes. Les îles ne se dévoilent pas sous leur meilleur jour. Pourtant, peu à peu, cette jeune république nous charme pour finir par nous conquérir tout à fait.


Comment démarrer si mal une relation pour la faire évoluer en réel centre d'intérêt?


Dépassés les cieux gris persistants, dépassés les pluies fines et crachins frais, nous décidons de "vivre à la locale". Nous laissons notre Etoile au port et séjournons au sein de familles sur les îles de Pentecôte, Santo, Malo... Nous découvrons l'art de vivre ni-van, leur "kastom" ou coutumes qui donnent naissance à des rites animistes, des croyances extraordinaires, des danses improbables, des costumes sortis du fond des âges, de la magie... Mais la coutume ne se limite pas à des représentations pittoresques et "photogéniques"... Elle englobe toute l'essence de la vie ni-vanne et garde vivants encore au 21e siècle un mode de communication entre clans, une médecine ancestrale, une organisation politique, économique et sociale.


Ni-vanne : Femme du Vanuatu

Ici, l'on a envie de devenir ethnologue. De rester dans chaque village afin de décoder les signes tellement complexes des Kastoms du Vanuatu. La compréhension de ceux-ci est rendue plus difficile par la diversité linguistique. Il existe au Vanuatu 115 langues vernaculaires et autant de modes de vie.


Plus qu'un dépaysement, nous plongeons dans un autre monde. Et nous en changeons à chaque fois que nous quittons un village.


Je n'ai pas envie, dans les pages consacrées au Vanuatu, de vous "resservir" ce que vous pourrez lire partout. Les encyclopédies du Net vous donneront foule de détails, de dates et de soubresauts historiques ou politiques. Vous trouverez dans ces pages, des impressions, un vécu relationnel, une expérience pleine d'enseignement de la vie ni-vanne. Ici, j'écris le journal que les Ni-Vans eux-mêmes m'ont ouvert au gré des échanges. Car la population reste chaleureuse en toute circonstance, et leur accueil n'est pas entaché par le labeur d'une vie au plus près de la nature et les affres d'un environnement soumis aux cyclones, tremblements de terre et volcans.


 
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