Marquises - Ua Huka
  Hokatu : sculpteurs et musiciens

Ua Huka

Sculptures traditionnelles

Qu'est-ce qui rend une escale inoubliable?
Les paysages?
Souvent...
L'ambiance et les rencontres?
Toujours!

Dès notre débarquement sur l'île de Ua Huka, nous nous y sentons à l'aise. L'île ne comporte que trois vallées habitées. Vaipaee (l'agglomération centrale), Hané, le village au fond du mouillage et Hokatu, à l'est de Hané. L'île compte 586 habitants, autant de belles âmes qui méritent le détour. Parmi elles, nous avons été accueillis, chez Maurice et Delphine. Il est sculpteur, mais pour autant pas vendeur de ses oeuvres. Une pièce entière de sa maison est consacrée à ses créations. Un véritable musée! Certaines sculptures lui ont valu le premier prix au concours des arts marquisiens. C'est avec une bonhomie sans pareille qu'il nous ouvre l'antre sacré de son imagination.

Un objet attire notre attention parmi cette corne d'abondance artistique : une rappe à coco en forme de selle de cheval. Dès l'enfance, les Polynésiens apprennent à rapper les cocos pour en tirer le jus qui agrémentera si délicieusement tous les plats. Les parents les installent sur une petite chaise, au bout de laquelle est fixé un grattoir en os. Les parents, présentent cette tâche ménagère, comme un jeu : "imagine que tu fais du cheval et que les rennes sont la coco, que tu rappes,que tu rappes..." Maurice a tout simplement puisé dans ses souvenirs d'enfants... C'est merveilleux! Puis, il nous présente, l'oeuvre magistrale, celle qui a recueilli les suffrages de tous les juges : une pirogue sacrée. Elle servait autrefois pour la cérémonie de deuil. Menée par six rameurs, la pirogue faisait le tour des vallées, annonçant le départ d'un chef vers l'autre monde.

Ua Huka

Musée local : constructions des pirogues

Maurice nous raconte pléthore de légendes, qu'il considère, non comme des contes imaginaires, mais comme l'Histoire de son peuple. Ici, tout le monde parle des Tupapau (ancêtres) avec une humble déférence. A Ua Huka, plus que nulle part ailleurs, les insulaires gardent un rapport particulier avec leur culture ancestrale. Ils ravivent les souvenirs de leurs origines, de leurs racines, profondément ancrées dans ces terres, qui n'ont rien de poussières d'îles perdues au milieu du Pacifique, mais qui représentent leur monde à part entière.

Au fil des rencontres, nous écoutons, les uns, et les autres. Les tupapau finissent par faire partie du décor. Maurice nous raconte, l'histoire de ce géant féroce et injuste venu de Hiva Oa. Il mesurait près de 3 mètres. Maurice nous voit sourciller. Il insiste :
"Moi j'y crois, ce n'est pas une légende. C'est plus que vrai, une marque dans un linteau en pierre garde la trace de son passage sur l'île."
Il raconte comment un autre géant est parti à la poursuite du premier, muni d'un casse-tête...

Je ne sais quel effet, toutes ces histoires de guerriers, a sur les neurones du capitaine. Mais, il s'empare du casse-tête...et...
Non... Vous n'y croyez pas? Voyez le photos...

Sur l'île, tout le monde est artiste. Pour un rien, un nouveau venu au village, nos hôtes s'emparent du ukulele et nous avons droit à un petit récital. Plus loin, des sculpteurs s'affairent autour des Pahus (tambours) qu'ils préparent pour le minifestival des arts qui aura lieu en 2013 sur l'île. Tous les groupes de danse des Marquises se réuniront à Hané, c'est décidé...
Où serons-nous en 2013????
Où que nous soyons, nous aurons une pensée pour que le soleil honore la magie des arts marquisiens...

A plus, nous vous emmènerons sur les crêtes vertigineuses qui séparent la vallée de Haamamoe et de Haavahae.


Ua Huka

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