Les coulisses du rêve



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Position de L'Etoile de Lune : Tahiti



Le diadème de Tahiti

Pour citation, une réflexion personnelle:
"L'une des richesses de notre belle et merveilleuse planète est que partout, elle nous porte tous de la même manière, et pourtant, à chaque escale, elle se révèle différente, elle réinvente aux quatre points cardinaux une autre beauté."

Nathalie Cathala


Sur le Blog : www.etoiledelune.fr/blog

Bientôt nous quitterons la Polynésie, dans le blog, une rétrospective de deux ans d'escale. Des photos, des liens, des infos, tout ce qu'il faut pour passer un agréable moment d'évasion et de rêve.


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Album photo : Tahiti vu d'avion

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EN FIN DE MESSAGE :

La photo du mois : Une Etoile, aidée de sa lune, éclipse le soleil...



Le chantier Technimarine de Papeete

Résumé


Voici des mois que nous vous envoyons des images de rêve, des comptes rendus idéaux de notre escale en Polynésie. Pour que le plaisir se poursuive vers d'autres horizons, il est nécessaire de passer par quelques moments « d'obligations et de devoirs » envers notre Etoile qui nous porte avec constance et infaillibilité. Afin de veiller sur elle aussi bien qu'elle le fait sur nous, nous nous devons de la mettre aux abris en saison cyclonique (dans cette lettre des infos utiles afin de comprendre leur formation dans le Pacifique). Et puis, une fois par an, nous sortons le bateau de l'eau, et cette année, nous l'avons particulièrement bichonnée... Pour une complète remise à neuf !


En 10 ans de vie commune avec notre Etoile, il n'est que trois chantiers qui méritent de réels éloges, Technimarine en fait partie, nous faisons le point sur leurs compétences.


Outre ces précautions nous prenons le temps de découvrir, au travers de rencontres fortuites, une nouvelle manière de voyager : le billet-tour du monde en deux mois. Enfin, nous nous offrons au cœur du chantier, une récréation : le tour de Tahiti en cessna.


En route pour Bora !



Bonjour,


Le mauvais temps s'installe

Vivre sous les Tropiques en bateau, demande de respecter deux saisons. La première est celle des alizés, où nous naviguons en toute liberté. La seconde est celle des cyclones. Si en mer des Caraïbes, il est « relativement » facile de trouver abri et de s'extraire de la zone où s'abattent ces vilaines bêtes météorologiques, dans le Pacifique, il en est tout autrement.


Le Pacifique sud-est est égrené d'îles paradisiaques qui laissent courir entre elles beaucoup d'eau. Les distances entre les archipels sont énormes, et aucun n'est vraiment à l'abri des cyclones. De plus, si en Atlantique, le marin voit venir de loin (l'Afrique) les phénomènes cycloniques qui menacent l'Arc antillais, et que le parcours de ceux-ci est relativement bien défini et prévisible. Dans le Pacifique, les dépressions, tempêtes et cyclones semblent presque se déclarer d'un claquement de doigts. Quant à leur parcours, il est aléatoire, les prévisions hasardeuses. Bref, ils ne laissent la place à que trop peu d'anticipation. Sans abris, sans réelle « théorie » sur laquelle le marin puisse se baser, en début de saison, il a la sensation de jouer son avenir aux dés.


Certains facteurs climatiques permettent néanmoins d'augurer d'une « bonne » ou d'une « mauvaise » saison. Ce sont les perturbations de cycles tels qu’El Niño ou la Niña. L'an dernier le Pacifique était sous l'influence de la belle et gentille Niña. Elle l'est du moins pour la Polynésie, qui ces années-là, est quasiment assurée de ne pas subir de cyclones. Et de fait, nous avons vécu en 2010-2011 la plus belle saison cyclonique de notre carrière de voyageur flottant. Par contre, cette année était plus mitigée, les modèles météo ne concordaient pas. Les Américains déclarant l'année identique à la précédente et les gourous de la météo néo-zélandaise martelant qu'au contraire, nous allions changer de cycle. Les grands pontes de cette science inexacte pouvaient s’affairer, le ciel a tranché dans le vif !


Dans la tourmente au mouillage à Moorea

Dès octobre, notre Etoile a été bousculée par quelques passages dépressionnaires. Ils étaient de plus en plus longs, de plus en plus venteux et pluvieux. Nous sentions comme une menace se préciser. Ces cycles étaient entrecoupés de périodes de plus en plus courtes de beau temps, la mer se réchauffait, un facteur de plus qui joue en faveur des cyclones. Il était temps de chercher un abri.


Début janvier, à la faveur d'un début de dépression, tandis que nous étions sur Bora Bora, nous avons bénéficié d'une navigation au portant, avec des vents de Nord-Ouest, pour revenir sur Moorea. Cette navigation se fait en général nez au vent. Cette saison n'a pas que des désavantages. Répit de courte durée, car la dépression a réellement éclaté le lendemain de notre arrivée à Opunohu. Elle s'est surtout acharnée sur les îles sous le vent, que nous venions de quitter, présageant à juste titre qu'elles étaient en première ligne de ce genre de phénomène. Nous amis restés à Raiatea y ont subi des vents de 40 nœuds et plus tandis que nous essuyions des grains, et des vents moins réguliers. Pendant cinq jours, il nous a été impossible de quitter le bateau, en raison de ce régime et de pluies diluviennes. Tant et si bien que les falaises tout autour du mouillage se sont parées de dizaines de cascades, spectacle rare, aux dires des habitants.


Lever de soleil sur Tahiti depuis Vaiare

Fait plus étonnant, tandis que les météorologues de la NOAA (Etats-Unis) qualifiaient cet épisode de dépression tropicale n°4 (soit le niveau 1 des phénomènes cycloniques) Météo France n'en a jamais parlé. Nous étions en vigilance orange, passée au rouge, mais tant qu'à faire, dans le milieu marin, nous préférons « appeler un chat, un chat ».


Au bout de dix longs jours à ce régime, Dom eu pitié de son moussaillon rivée aux prévisions météos qui livrait des fichiers grib offrant des formations de plus en plus creuses et de plus en plus menaçantes. Nous avons choisi de mettre notre Etoile à l'abri, dans le petit port de Vaiare. Nos amis du bateau « Léon » y avaient subi le cyclone Oli en février 2010. Ce n'est pas l'idéal du « trou à cyclone », il vaudrait mieux se rendre dans les baies de Taravao à la presqu'île de Tahiti. Cela dit, il serait toujours temps d'aviser, si une menace pesait sur la Polynésie. En réalité, dès que nous sommes entrés dans la marina, le temps s'est remis au beau pendant un bon mois.


En route pour une visite à terre

Beaux joueurs, nous avons acquis des vélos, et puisque notre Etoile était aux abris, nous avons goûté au plaisir de renouer avec ce sport et nous offrir de merveilleuses balades sur cette île paisible qu'est la petite sœur de Tahiti. Les pluies ont décuplé la floraison des flamboyants, c'est une réelle explosion de couleurs et de lumière. Avec Nat, Luc et Théo, nous nous évadons en annexe sur le lagon, pour de jolis « snorkeling ». Nous profitons aussi de cette pause pour préparer le bateau pour sa sortie de l'eau et le carénage.


Au fur et à mesure des jours, la liste des « faut qu'on » s'allongeait. Et au rythme de notre réflexion, nous en sommes venus à cette question : « et si nous profitions d'être à Tahiti, bloqués par la saison cyclonique, pour faire un check-up complet de notre Etoile, doublé d'une cure de jeunesse ? »


Le pari était hasardeux, car les pluies risquaient fort d'entraver notre bonne volonté. Mais plutôt que d'attendre au port, pourquoi ne pas « travailler à terre » ?


On fait peau neuve...

Je sais, je sais... les plus avertis d'entre vous nous dirons : « Quoi, vous entreprenez un grand chantier à Tahiti, et pourquoi pas la Nouvelle-Zélande ou la Malaisie, ce sera beaucoup moins cher ! »


La Nouvelle-Zélande n'est pas et n'a jamais été dans notre plan de navigation. Nous nous sommes toujours dit que tant qu'il était possible de rester dans la ceinture tropicale, nous le ferions. A chacun son voyage, le nôtre c'est sous les Tropiques ! Le dollar néo-zed n'a cessé de grimper, ce qui rend la main d'oeuvre plus chère qu'avant. Renseignements pris, la différence du tarif horaire n'était pas assez grande pour nous dévier vers ce climat plus que tempéré ! Le climat... mes amis, le climat !!!! Nous sommes trop tropicalisés pour avoir le goût de revenir vers des zones aussi fraîches aux étés trop courts. Dernière raison, ils parlent l'anglais. Le Mouss' adore, mais Dom...
Comment dire?
Ce n'est pas qu'il soit anglophobe, pas du tout (!) Ne poussons pas le bouchon trop loin : il n'est pas anglophile et encore moins anglophone. Bref, dès qu'on part vers ces eaux froides, c'est pour 6 mois, et lui, il ne faut pas lui parler de rester 6 mois dans ces conditions.


Exit donc la Nouvelle-Zélande !
Quant à la Malaisie, la main d'oeuvre y est certainement moins chère, mais si l'on parle de la barrière de la langue chez les Kiwis que dire alors en Asie ?


Il restait à choisir entre deux chantiers polynésiens. Celui de Raiatea ou celui de Tahiti. Nous les avons pratiqués tous les deux. Aux dires des marins du coin, il n'existait qu'un seul bon peintre, c'était César à Raiatea. Nous l'avons vu oeuvrer, il est excellent. Nous lui avons demandé un devis...


Mamamia !!!!


Arsène le peintre affairé de Technimarine

Ce garçon est très compétent, mais il travaille seul, il est lent et en plus, Jacques le patron du chantier prend une commission de 55% sur son travail. Sans compter le stockage à terre, le levage, la remise à l'eau, la très mauvaise tenue du chantier (terre battue, hygiène qui laisse à désirer dans les sanitaires et sur le chantier). Sécurité précaire et accès trop facile au bateau par n'importe qui … Et puis, il est un point incontournable : le mauvais caractère de patron du CNI. Au diable donc, leur très bon peintre et leur mécanicien « hors pair »...


Nous étions prêts à remettre ces travaux aux calanques grecques, quand notre retour sur Moorea me donna l'idée d'écrire à Tita, la patronne du chantier de Technimarine sur Tahiti et de lui demander un devis. Celui-ci était déjà beaucoup plus compétitif concernant la peinture de la coque, du pont et l'antidérapant. De plus, nous connaissions les qualités du chantier, c'est là que nous avions fait le carénage l'an dernier.


Nous adressons la liste des « faut qu'on » à Tita. Elle ne sourcille pas, même à la ligne « nettoyage des soutes de gasoil ». Le chantier à notre arrivée n'est pas équipé pour les petits bateaux en la matière. Mais Alain, le patron, a une idée. Il rive ses équipes sur la construction d'une pompe avec filtres, et stockage de notre gasoil dans une cuve spécialement nettoyée à cet effet pendant que Tamatai, notre mécano attitré, s'ébat à la brosse à dents dans les recoins de notre réservoir.


Tita de Technimarine manage son équipe

Un travail efficace !
Et comme toujours, nous réalisons à quel point notre belle Etoile est bien conçue. Les frères Garcia, dont la réputation n'est plus à faire, et qui se sont occupés de sa construction de A à Z, avaient une notion de perfection dans l'art du nautisme. Notre réservoir compartimenté, munis de filtres aux divers points de pompages limitait, voire annihilait toute possibilité d'envoyer la boue dans notre moteur. Eh oui, notre Etoile dans ses deux grands voyages a récolté du gasoil de par le monde et souvent d'une qualité médiocre. Néanmoins, nous ne regrettons pas ce travail de nettoyage. Au retour du gasoil dans notre soute, le filtre d'entrée est propre !


Il est temps pour Tamatai de vérifier notre moteur. L'an dernier le chantier Technimarine ne disposait pas de mécaniciens pour petites unités, le chantier était plus orienté vers les gros thoniers, grands yachts, et bateaux jusqu'à 300 tonnes. Nous avions donc dû faire appel à la seule équipe agréée Volvo de Polynésie, et nous en avions été très mécontents. Notre moteur qui ne nous avait jamais posé le moindre problème ne démarra pas lors de la remise à l'eau. Cette année, nous étions bien décidés de faire appel à d'autres compétences. Fort heureusement pour nous, Technimarine accueille de plus en plus de voiliers, dont les participants aux rallyes « World Arc » chapeautés par Jimmy Cornell. Il s'est donc doté d'une équipe capable de travailler sur nos montures.


Tamatai purge notre réservoir de gasoil

Tamatai plié en deux sur notre moteur en vérifie chaque composant, le sourire aux lèvres et la patience d'ange lissant son front. Pour résultat des ses petits soins : à la remise à l'eau notre moteur ronronne comme un jeune premier. Nous devons tendre l'oreille pour l'écouter... Une merveille !


Pendant que Tamatai travaille à l'intérieur, Arsène et son équipe préparent l'extérieur : habillage pour refaire le jaune de la coque, déshabillage et … rhabillage pour refaire le pont et l'antidérapant. En une phrase, je viens de vous résumer trois semaines de travail qui n'a pas été facilité par la météo. Nous avons eu dix jours de pluie diluvienne. Et, malgré ce handicap, Arsène est parvenu à travailler, sans pour autant mettre en péril la délicate phase d'accrochage. Un miracle !


Si les équipes de Technimarine sont sur la brèche, de notre côté nous ne sommes pas « que » spectateurs. Je vous épargne une liste fastidieuse à énoncer de « petits » travaux qui ont néanmoins leur importance ! Heureusement que nous avions nos vélos pour effectuer les courses d'accastillage. Et puis, un grand moment fut celui où nous faufilons dans la circulation de Papeete pour aller chercher les nouveaux plexis de notre timonerie. Il faut voir Dom à l'oeuvre ! Il ressemble à ces vitriers du début du 20e siècle !


Les travaux avancent malgré une météo peu favorable

Les jours où je suis « inutile » sur le chantier, je viens néanmoins saluer notre Etoile, et voir l'évolution. Je trouve dans le bureau de Tita, un havre... et une très très bonne copine. Nous avons sensiblement le même âge toutes les deux, et je suis spectateur d'un brin de femme à la détermination insondable. Elle n'a pas son pareil pour s'imposer au sein d'une équipe de gros bras. De quelques mots de tahitien, elle renvoie tout le monde au travail. Ce chantier me fait l'effet d'une ruche. Dès 7 heures du matin, et plus tôt encore (car Tita et Alain se lèvent tous les jours à 3h45 pour venir sur leur chantier), tout le monde est à pied d'oeuvre. Les paresseux ne sont pas admis sur le chantier et personne ne l'est. Les patrons montrent l'exemple, on ne peut poser son regard quelque part sans voir ou Alain, ou Tita, voire les deux. A croire qu'ils ont le don de se dédoubler, ou du moins d'omniprésence, en tout cas de disponibilité, ça, c'est sûr !


Pendant le chantier, Alain vient vérifier le travail de Tamatai, il pousse la minutie jusqu'à lui faire nettoyer les soudures à la brosse à dents (c'est ce que je fais pour le reste du bateau). En réalité, Alain et Tita travaillent, en parfaite complémentarité, sur chaque bateau, comme si c'était le leur. Petits ou grands, tous ont droit aux mêmes attentions, et ils poussent le perfectionnisme s'impliquant à tous les niveaux.


Alain, manager du chantier

Tout cela est très rassurant !


Depuis 2001, année d'acquisition de notre Etoile, il n'est que trois chantiers qui méritent autant d'éloges. Celui de Sun Marine à Port Camargue où Claude, Sylvie et Daniel se sont occupés de la préparation de notre voyage. Celui de Fred et Béa à Saint Martin, Polypat où nous avons sorti le bateau de l'eau par trois fois durant notre séjour dans la Caraïbe. Et finalement, à Tahiti, Technimarine qui nous a sortis deux fois. Nous ne sommes pas les seuls à claironner qu'ils sont bons, Laurent Bourgnon lui-même y a sorti, le temps de son séjour en Polynésie, son Cata Jambo, laissant un témoignage émouvant dans l'agenda de Tita.


Cerise sur le gâteau, Tita vérifie la comptabilité. Il n'y aura jamais rien qui soit facturé en trop, elle tâchera toujours de veiller au mieux des intérêts de chacun, et je vous jure que cet aspect dans le contexte économique polynésien actuel est une réelle gageure !


Pour soulever 300 tonnes, Tita met aussi la main à la patte

Vous vous en doutez, pendant les phases de peintures et épisodes de pluie, il nous a été impossible d'accéder à notre belle Etoile. Nous nous retranchons dans une pension de Fare Ute (nom du quartier où se trouve le chantier). Un havre, sur un petit terrain clôturé d'arbustes fleuris et de bananiers, une piscine de 10 mètres sur 5 m, et 13 chambres accueillent les touristes de passage sur Tahiti, à un prix concurrentiel pour l'île où la moindre chambre, même minable, n'est pas à trouver en dessous de 110 euros.


Là, nous rencontrons de nombreux Tourdumondistes. Des couples, souvent avec deux enfants, se sont acheté un billet-tour du monde en avion pour des sommes allant de 2000 euros à 6000 euros par personne. Leur circumnavigation dure entre 8 mois et 12 mois. Record battu pour un solitaire qui le fera en 2 mois ! En discutant avec chacun d'eux, je réalise à quel point la notion de voyage a changé. Nous sommes partis en tout début de vingt-et-unième siècle avec l'idée qu'un grand voyage se préparait et prenait son temps. Et voilà que les grands voyages peuvent se dévorer aussi rapidement qu'un plat du Mac Do. A chaque passage de ces familles, je me familiarise avec ces valeurs nouvelles qui nous arrivent en trombes et qui s'évaporent aussi vite.


Pour le moment, nous continuons à notre rythme, ou plutôt à celui imposé par le ciel qui a engrangé 10 jours de retard au chantier. Au bout de trois semaines, le soleil sort, les nuages battent en retraite, et s'offre à nous l'occasion unique de survoler Tahiti en cessna. Deux heures kidnappées au chantier, sans la moindre culpabilité !


Petite pause pour visiter Tahiti depuis le ciel

Dom s'installe arrière bâbord, et moi tout naturellement à l'avant à côté de notre ami François qui nous invite pour cette balade. Je vais donc jouer le rôle du navigateur (!) Heureusement le pilote est patient, et finalement ce n'est pas plus compliqué de s'y retrouver sur une carte dans les airs, que sur un traceur GPS en mer! Je dirais même plus facile! Par contre, que de boulot pour notre pilote, les tours de contrôle ne cessent de l'appeler et de lui demander des points, qu'il faut que je lui transmette rapidement! Je jongle entre l'appareil photo et le carnet de navigation.


J'adooooooooore!


Nous vivons une heure et quart de grand bonheur. Ce n'est pas plus impressionnant que de se balader en voiture, tant l'habitacle semble petit. Mais, la vue est magistrale. Le lagon vu d'en haut, c'est vraiment exceptionnel, les reliefs de Tahiti, les cascades par dizaine...


Quelle merveille !


Remise à l'eau aprés unmois de travail

Et nous voici fin mars. Notre Etoile est prête à retrouver l'eau. Dans un ballet orchestré à la perfection par notre amie Tita, notre belle coque jaune retrouve sa flottaison. Elle brille tant que le soleil qui boudait tout le mois de mars, refait surface pour tenter de rivaliser. Mais, L'Etoile aidée de sa lune lui fait une belle concurrence.


Sans grandes effusions, mais le cœur serré, nous quittons Tita et Alain. A nos yeux, ils sont plus que des patrons des chantiers, ils sont de réels amis.


Déjà notre Etoile s'ébroue, nous ne la retenons plus, elle file vers la passe et nous porte vers le large. Le Pacifique est calme, le vent minime, et malgré tout, nous faisons sous voile 4 nœuds... A partir de là, nous ferons de l'ouest, de l'ouest... et qui sait jusqu'où cela nous mènera-t-il ?


A plus, pour vous retrouver dans notre 100e lettre d'escale.


Nat et Dom

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Chantier Technimarine

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Photo du mois

L'Etoile de Lune est fière de vous présenter sa nouvelle robe...


 
© Droits réservés 2012 : etoiledelune.net | Article rédigé par Nathalie - Mise en page de Dominique