Nymphe aux yeux d'émeraude : Bora Bora !



Message 98– écrit en février 2012
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Position de L'Etoile de Lune : Moorea



Amour de raie pastenague

"Naviguer : c'est accepter les contraintes que l'on a choisies. C'est un privilège . La plupart des humains subissent les obligations que la vie leur a imposées."

Eric Tabarly


Merci à tous,

Vous avez été nombreux à nous écrire en ce mois de janvier. J'ai tenté de répondre à tous personnellement, s'il m'est arrivé d'en oublier, qu'ils me pardonnent, et qu'ils soient remerciés des plus chaleureusement, par ce courrier.


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EN FIN DE MESSAGE :
Les bons plans des îles...

La photo du mois : Ils sont canon !



Arrivée sur Bora Bora

Résumé

Notre lettre d'escale de ce mois-ci pourrait se définir en ces termes : « Il ne faut pas se fier aux « on-dit ». Le voyage est un fournisseur à plein temps d'impressions, de sensations, et personne ne peut les vivre pour nous. Si nous avions suivi l'opinion qui traîne d'une étrave à l'autre, jamais nous n'aurions franchi la passe de Bora. Et, nous nous serions privés de l'un des joyaux de l'archipel de la Société. Nous allons, comme le dit l'adage, là où nos cœurs nous portent, et jamais encore, ils ne nous ont déçus.

En route pour Bora !



Bonjour,


Qui n'a pas rêvé de Bora Bora ?

Qui n'en a jamais entendu parler ?


Attention les yeux !

Pour tout vous dire, avant d'atteindre la Polynésie j'en connaissais le nom, mais il n'avait pour moi aucune connotation mythique. Je rêvais plutôt de chevaux libres s'ébattant sur des falaises verdoyantes foulées par des houles sauvages. J'associais la Polynésie à l'image impétueuse des Marquises. Et Bora ? Et bien j'avais peine à la situer sur l'immensité océane du Pacifique.


Aux antipodes de l'archipel, presque à la sortie ouest de la Société, à 140 milles de Tahiti, à 850 milles dans les sud-ouest des Marquises, nous atteignons Bora. Le mot musardise nous va bien, vous le savez ! Il nous a fallu 15 mois pour parcourir la distance qui sépare Hiva Oa de Bora. Plus nous l'approchons, plus nous entendons nos collègues marins gronder : « Tu vas à Bora ? Beurk ! »


« Bora, beurk ! » Voilà, la nouvelle rime qui fait sourire, presque cyniquement, les « yachties ». Seules quelques voix frêles s'expriment, nous croisons nos amis de Lazarina, Steph et Béa qui démentent aussi fermement que nos amis de L'Embellie. L'espoir brille par le minuscule trou de la lorgnette et nous pousse jusqu'à Taha'a, île voisine d'une douzaine de milles. Nous abritons notre Etoile à l'orée du platier. De là, nous avons une vue d'ensemble sur l'Otemanu et le Pahia, les deux montagnes les plus hautes de Bora.


Qui a dit Bora Beurk ? Un aveugle...

Ce panorama a sur moi un effet immédiat : je suis littéralement hypnotisée ! Mes journées se muent du matin au soir en admiration contemplative. Impensable, ce bonheur procuré par une « simple perspective » ! Au lever, le soleil, se dégage lentement des montagnes de Taha'a. L'angle de lumière dessine sans pudeur les formes sensuelles. Tout au long du jour, Bora, plombée par le soleil, s'enveloppe d'une brume de chaleur, parfois une écharpe blanche enrobe ses sommets. Au soir, les couleurs bouillantes s'emparent de l'horizon, la silhouette s'ébat dans une polychromie débridée.

Je me plonge dans la lecture, je traque ceux qui ont aimé Bora, et je tombe, tout naturellement, sur cette phrase de Paul Emile Victor qui résume à merveille ce que je ressens : « Bora, reste à mes yeux, la plus belle île du monde par l'équilibre des volumes et des surfaces. J'y retrouve le nombre d'or : Un triangle 10 x 6 avec une base 12. Cette recette d'architecte s'applique à tous les grands tableaux, à la pyramide d'Egypte, aux plans d'eau du château de Versailles, etc. A Bora Bora, je me suis amusé à comparer la hauteur de la montagne à la surface du lagon, et j'ai retrouvé ce nombre d'or. Cela donne une extraordinaire impression d'harmonie."


Voici désormais dans le rang des « fans » de Bora, l'illustre ethnologue qui y vécut 18 ans. Je me sens moins seule dans cette amorce de fascination.



Je passe tout mon temps à chercher l'angle. Je veux trouver le moyen de partager ce que je ressens, sans verser dans le rabâchage du mythe, ou pire dans la prétention du « Bora Beurk ». Et nous voici partis, en annexe, en kayak, à la nage, à pied, et même au sommet du mât de notre Etoile, afin de dégoter le meilleur éclairage, son profil le plus flatteur. Il en fallut des cargaisons de patience à Dom qui de bonne foie, s'est livré à la conduite peu commune d'une annexe, uniquement dictée par la volonté esthétique d'un relief : « un peu à gauche, non là va à droite, tiens recule c'est mieux... ». D'un oeil amusé, il s'est livré au jeu, tout en gardant un œil averti sur les coraux affleurants.


Il serait temps de gagner le large, et d'approcher cette petite merveille, non ? Mais, je l'avoue, je suis gagnée d' une sorte de timidité voire d'une appréhension à me rapprocher davantage.


Le lagon : joyau de Bora Bora

Dom, moins réceptif, tranche : le vent est bon, la mer est belle, ce jour est parfait pour rallier l'archétype planétaire en matière de lagon. La navigation entre les deux îles est un ravissement, la houle faite d'une longue et profonde respiration engendre de chaque côté des passes, des rouleaux d'écume dignes des plus grands peintres. Ils attirent les fous qui y grappillent leur pitance. Malgré le tangage, je me perche sur la timonerie afin de voir au plus vite ce fameux lagon. Il est si vaste, qu'il reflète, tel un miroir, ses teintes d'émeraude sur les nuages qui le traversent.


Jusqu'à pénétrer dans la passe, je suis au comble du bonheur. Puis, il est temps de trouver un mouillage. Les possibilités sont vastes, mais il faut les découvrir par nous-mêmes, car les guides nautiques de la région sont d'une aide, on ne peut plus, sobre. Bora ne possède qu'une seule passe dans sa partie ouest, donc sous le vent. D'un point de vue de la navigation, c'est l'une des plus simples de tout l'archipel. Il suffit de se glisser entre les balises rouges et vertes, et immédiatement nous nous retrouvons dans les eaux bleu outremer des grandes profondeurs du lagon. Oui, vous avez bien lu ! Nous pénétrons dans le lagon, et ces belles teintes émeraude qui s'étendaient jusqu'aux nuages sont absentes.


Abasourdie, laissée sur ma faim, je rejoindrais facilement le clan des déçus : « Alors ? De près ça donne ça ! Une grosse montagne aux pointes en forme de cornes de diablotins et un plan d'eau de la même teinte que le large ? » Pour compléter ce tableau, les deux yachts clubs où s'amarrent la plupart des bateaux se trouvent en face de la passe, dans ce bleu profond, tellement profond qu'il est impossible de jeter l'ancre. Les yachts clubs sont d'une grande aide, lorsque les équipages désirent descendre à terre. Ils sont le point de départ vers le village principal de Vaitape. Celui-ci, non plus ne transcende pas le visiteur. Il est mal entretenu, les bas-côtés d'une route cabossée en terre s'imprègnent rapidement d'eau, lors des grains, il est malaisé de marcher dans la boue. Le marché municipal regorge de trésors d'artisanat local, mais il n'est pas mis en valeur. Les boutiques plus clinquantes assomment le client de tarifs exorbitants estampillés « Bora Bora » made in Indonesia. La municipalité n'a fait aucun effort esthétique et j'imagine sans peine la déconvenue d'un couple de jeunes mariés qui a attendu de faire le tour de la planète pour signer ici, devant le maire leur engagement mutuel.


Hôtels sur pilotis omniprésents autour du lagon.

Voilà pourquoi : « Bora Beurk ! » Tous ceux qui ne se sont limités qu'à un séjour aux bouées, et à se rendre au village ne garderont qu'un souvenir frustré de Bora, c'est évident ! Ils se placent dans la situation de celui qui ne visite un musée qu'en restant dans l’entrebâillement de la porte.


Bora ne se limite pas à une île, un plan d'eau, et une ville mal fagotée. Au-delà de cette vitrine aux aspects brouillons se cache, un réel joyau. Mais comme tous les trésors, il ne se laisse pas découvrir si facilement. Vous me direz que les hôtes de passage ne disposent sans doute pas du temps que nous avons. Et bien, cette fois, l'argument ne tient pas. Car les dimensions de Bora sont telles qu'en quelques jours, bien organisés, on peut jouir de toutes ces merveilles. évidemment ceux qui en ont les moyens, en un quart d'heure d'hélicoptère, ils auront tout acquis. Vous l'avez compris, pour voir Bora, il faut s'élever.


L'ensemble de l'atoll se loge dans 40 kilomètres carrés. L'île principale ne dépasse pas 8km de long sur 5 km de large. La barrière de corail, véritable rempart contre l'océan, protège une trentaine de motus de tailles minuscules ou respectables. Les sommets ne dépassent pas 727 m et 661 m pour les monts Otemanu et Pahia. Toute la difficulté pour visiter Bora, réside à trouver un coin où descendre à terre, et pour cela le yacht-club est idéal. Ensuite, il faut trouver une monture, il faut choisir entre les chaussures de randonnée et le vélo, voire les deux. Ne pensez pas à la voiture, à la seule vue des tarifs, vous perdriez l'esprit ! Cent trente euros la journée pour une voiture de 4 places (!) Et dire qu'au début de notre voyage, nous louions une voiture aux Canaries pour 14 euros !


Le dinghy : un des meilleurs moyens de visiter Bora

Cessons là les comparatifs, Bora ne se visite pas en voiture les 16 kilomètres circulaires du motu principal se parcourent à bicyclette ! Avec de nombreux arrêts photo, une petite journée suffit, une seule côte pose des soucis à nos mollets qui endurent des vélos sans dérailleur. Mais en retour de l'effort, quelle récompense ! Faire le tour de l'Otemanu, le décortiquer sous toutes ses coutures, comparer ses profils, le nez en l'air, égarer un œil indiscret par-dessus les haies fleuries des farés... Waouh ! Quel pied ! Ou alors quels mollets ! Pour la circonstance.


Voilà le vrai Bora ! Celui d'une route où la circulation se limite au village et nous laisse une paix royale sur l'ensemble de l'île.


C'est du vice, nous ne nous limitons pas à en faire le tour, et à rester au niveau de la mer. Nous enfourchons nos bicyclettes à plusieurs reprises, et nous les accrochons aux arbres, de bord de route, pour partir à l'assaut des promontoires.


Les canons, vestiges de la guerre du Pacifique.

Nous montons aux canons qui surplombent le yacht-club, pour une vue imprenable sur la passe, Vaitape et son immense baie, le motu Tapu. Cette marche est pour nous un galop d'essai pour la suite. Nous y montons plusieurs fois, jusqu'à trouver le jour, où l'horizon dégagé nous dévoile l'atoll préservé de Tupai à dix milles au nord de Bora. L'air dénué de brume, parfaitement limpide, nous dévoile la piscine émeraude, sertie de cocotiers et les assauts de la houle sur le récif. Plus à l'ouest, Maupiti pose fièrement sur l'horizon. Elle nous appelle, telle une sirène, mais nous ne lui répondons pas, car elle sera la dernière escale avant que nous quittions définitivement la Polynésie.


Petit entraînement supplémentaire, la montée aux antennes de la pointe Raititi. Ce chemin-là, c'est Gaby de « The Farm » qui nous l'indique. Une figure emblématique de Bora ! En un quart d'heure de grimpette, nous atteignons un panorama sur le sud du lagon. Toutes les teintes d'émeraude, de turquoise et d'outremer s'y déclinent. Une merveille des merveilles ! Les nuances touchent l'absolu, toisent la perfection ! Et... Notre Etoile s'y prélasse, seule, laissant, en transparence, sur le tapis étincelant, une ombre légère.



Autre randonnée, celle-ci plus costaude : le chemin des Américains.


Pourquoi ce nom ? Et bien parce qu'après Pearl Harbor, les Américains ont eu besoin d'une base arrière dans le Pacifique. Ils ont choisi, Bora. L'activité de la base s'est maintenue cinq ans, au cours desquels on a pu recenser le passage de vingt mille personnes. Tout ceci métamorphosa la vie des quelque 1200 insulaires, ainsi que la généalogie des générations futures qui aujourd'hui gardent des noms aux consonances anglaises, des yeux clairs et quelques têtes blondes. (pour plus de détails historiques, voir article : http://www.etoile-de-lune.net/edl/polynesie/bora_canons.html )


Pendant leur séjour, les Américains, convaincus d'une attaque nippone sur un atoll des plus perdus (à l'époque inconnu) du Pacifique, ont installé pas moins de huit batteries de canons. Ceux-ci sont encore visibles et reçoivent quelques coups de peintures antirouille qui servent surtout à masquer les graffitis, qui fleurissent beaucoup plus rapidement que la ferraille ne s'altère. Ces canons sont là et y resteront sans doute jusqu'à décomposition totale. Ils ne gâchent pas franchement le paysage, car ils sont ensevelis sous une végétation dévorante. Par contre, ils sont quelque peu incongrus : tournés vers un horizon sans fin. Grâce à ces canons, des chemins ont été empierrés, voire bétonnés afin d'accéder aux batteries. Cet héritage permet aujourd'hui au commun des touristes de profiter des plus fabuleux panoramas. Partout dans les autres îles, les chemins coupent court. Il faut être natif du coin pour déceler des sentiers et aller librement par monts et par vaux. Bora offre cet avantage, presque unique, aux amateurs de randonnées : un mal pour un bien...


Depuis les hauteurs de Bora.

Le chemin des Américains ne demande rien d'autre que de l'endurance et du temps. L'aiguillon de la curiosité nous mène toute la journée jusqu'au point d'escalade qui domine une grande partie du lagon de Bora. De là-haut, nous surplombons les motus ayant appartenu à Paul Emile Victor. Le platier qui conduit vers la barrière de corail est d'une couleur jade laiteux. Il tranche avec l'indigo du chenal profond. A nos pieds les plus convoités des farés du monde, ceux des hôtels Four Season, Saint Régis et Méridien. Depuis l'épaulement où nous sommes perchés, nous avons la sensation de tutoyer les monts Otemanu et Pahia qui se dressent majestueusement devant nous. Et puis, notre regard court pardessus le lagon, il enjambe la barrière de corail, il navigue sur l'horizon parsemé d'écume et atterrit sur Taha'a et Raiatea.


La tête farcie de panoramas tous plus beaux les uns que les autres, nous rejoignons notre Etoile et la libérons de la bouée du yacht-club. Nous l'ancrons derrière le motu Toopua, qui abrite, selon la légende, les cloches du Dieu Hiro. (http://www.etoile-de-lune.net/edl/polynesie/bora_toopua.html )


Raie pastenague.

Dès le matin neuf heures, nous observons sur le platier un curieux ballet. Des pirogues chargées de touristes se posent au beau milieu de la couleur jade. Tout le monde se jette à l'eau et barbote tandis que d'immenses raies pastenague flirtent avec les Tahitiens qui mènent la troupe. Il s'en suit des scènes incroyables, où les raies se jettent littéralement dans les bras des meneurs. Elles se laissent caresser, chouchouter, bisouner... et au demeurant nourrir. Une règle, cependant, délimite l'horaire de visite, afin qu'elles restent « sauvages » le reste du temps, car aucun mur, aucune barrière ne les retiennent. Et il est vrai que durant l'après-midi, nous ne les voyons plus, elles s'éloignent, vaquent à leurs occupations bien légitimes de raies, et elles restent libres de revenir le lendemain ou un autre jour chercher pitance contre un bisou.


Pointe Raititi vue depuis le haut du mât.

Un autre mouillage que nous affectionnons est celui de la pointe Raititi. Il est peu fréquenté, les bateaux résidents lui préférant la pointe Matira. Nous logeons entre l'hôtel Bora Bora Nui, aujourd'hui désaffecté et un jardin de corail. L'eau est si claire que l'on voit les raies léopard voler à 20 mètres de profondeur depuis le pont. A terre, l'hôtel qui accueillit entre 1961 et 2000 toutes les stars, dont les « James Bond » jusqu'à Pierce Brossnan, part en décomposition. Juste à côté, « The Farm » garde fière allure. C'est là que nous retrouvons Elena, une navigatrice, qui arriva ici sur son petit voilier avec ses enfants et son mari. Ils vendirent leur compagnon de route et s'installèrent pour faire grandir les petits derniers. Une enfance à Bora ! Vous imaginez ce que cela peut représenter d'insouciance ? Quant à Gaby, il est Portugais, il parle six langues, il vend des perles, des bijoux, se transforme en Indiana Jones pour les touristes qu'il trimbale dans son 4*4 et joue au père Noël le jour adéquat. Un CV impressionnant pour un bagout à toute épreuve. Pour autant, Elena et Gaby sont particulièrement attachants.


Petit motu sur la barrière de corail.

Depuis notre arrivée, nous avons donc inspecté tous les mouillages de la côte sous le vent du motu principal. Il est temps, à présent, d'aller tester les qualités de notre dériveur intégral et d'aventurer notre étrave dans la partie est du lagon. Au départ, rien d'inquiétant, nous cheminons dans un chenal profond, tandis que sur bâbord, s'étire le lagon agrémenté des multiples motus aux cocoteraies alignées, aux farés sur pilotis. Des paysages dignes du mythe. Sur tribord, la grande île et ses monts aux allures de molaires ou d'incisives selon l'angle. Puis, à mi-parcours, il est temps de pointer vers le lagon, de viser deux balises, d'effectuer des circonvolutions en S et de garder l'oeil sur le loch. Nous sommes dans la partie non cartographiée du lagon et naviguons dans moins de 2 mètres d'eau. La dérive relevée, Dom nous a préparé un chemin de points GPS pour nous faufiler entre les écueils affleurants et les hôtels sur pilotis.


Nous frôlons la piscine translucide des farés les plus luxueux. Tout en matières végétales, revêtus d'un toit en pandanus, ils présentent un patio doté d'une piscine privative à débordement avec accès direct au lagon.


Hôtel perdu dans la végétation

Un rêve...

Quoique je n'échangerais pas notre Etoile contre ces bungalows qui se louent 3000 euros (voire plus) la journée. Car il suffit de pousser un peu plus loin, vers le sud, pour l'ancrer au beau milieu du lagon, de vivre pleinement toute cette nature magnifique, sans y rattacher aucune notion de temps, d'argent ou de quelque contrainte que ce soit.


Alors … Elle n'est pas belle la vie ?


A plus, pour d'autres nouvelles des îles

Nat et Dom

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Les bons plans de la Polynésie


Nous sommes en Polynésie depuis 20 mois. Vous le savez, le coût de la vie dans l'archipel est exorbitant. Incontestablement, c'est l'escale la plus chère depuis le début de notre voyage. Les Polynésiens en souffrent, et subissent. Certains, néanmoins, ont le désire de fonctionner à contre-courant, d'offrir des services moins chers sans pour autant que la qualité n'en pâtisse, que du contraire! Sans dresser une liste exhaustive de critères, c'est plutôt une approche humaine de ceux qui combattent des pratiques économiques illogiques.


Les bons plans évoqués ci-dessous, ne sont certainement pas les seuls en Polynésie, mais ce sont ceux qui se sont trouvés sur notre route. Nous n'avons aucun avantage particulier à vous présenter tel ou tel plan, c'est juste nos coups de cœur en matière de qualité/prix



Aux Marquises


Hiva Oa


Temetiu Village, Gaby et Fély accueillent les amoureux des Marquises dans leurs bungalows avec vue sur l'océan ténébreux, et l'immense baie de Tahauku. Certains navigateurs, las de leur longue traversée entre Galapagos et Marquises, de la houle permanente au mouillage, trouvent chez eux, un confort réconfortant et le moyen de visiter l'île de la plus agréable des façons.


Adorables, ils partagent la passion de leur île, jamais avares d'infos, de commentaires, leur culture est précieuse pour tous ceux qui sont curieux de connaître aussi bien l'histoire, la géographie ou les légendes de Hiva Oa. (Tél : 00 689 917 060)


Pour tout renseignement : http://www.temetiuvillage.com/1.html

Nos articles : http://www.etoile-de-lune.net/edl/mails/mail_87/mail_87.html

http://blog.mailasail.com/etoiledelune/251


Ua Huka


Dans le village de Hokatu, la sœur de Fély, Delphine et son mari Maurice, tiennent également une pension de famille, avec des bungalows. Tout comme à Hiva Oa, il est parfois plus confortable de passer quelques jours à terre, pour visiter l'île où paissent encore des chevaux sauvages. En plus de l'accueil qui lui aussi est adorable, vous trouverez en Maurice l'un des meilleurs sculpteurs de l'île. (Tél : 00 689 92 60 55)

Notre article : http://blog.mailasail.com/etoiledelune/298


Dans le village Hané, demandez Patricia et William. Ils aiment rencontrer les navigateurs. Ils sont sculpteurs et Patricia vous fera découvrir le musée de la marine.

Notre article : http://blog.mailasail.com/etoiledelune/292


Autre reportage sur Ua Huka : http://www.etoile-de-lune.net/edl/mails/mail_89/mail_89.html



Dans les îles de la Société


Tahiti Papeete


Perles

Un bon plan « perles », Mihiarii Pearls qui adopte des « prix producteur ». L'intérêt est de pouvoir choisir ses perles et de les monter soi-même.

http://www.mihiariipearls.com/


Chantier

Technimarine à Fare Ute. Tita et Alain accueillent les bateaux en séjour court, pour des carénages réalisés avec professionnalisme. A notre sens, c'est le meilleur et le plus propre des chantiers de Polynésie.

http://www.technimarine.pf/nos-services.html

Notre article : http://www.etoile-de-lune.net/edl/polynesie/chantier.html


Moorea


Chez Fifi


Dans la baie de Opunohu, Fifi (Delphine) et Philippe ont créé « Les douceurs aux trois Palmiers ». Rien que l'enseigne nous met l'eau à la bouche. Les « Fifi » ont tout compris, ils adoptent des prix rikiki pour une qualité de produits rares dans l'archipel. Bref on s'y régale dans la bonne humeur, car l'accueil est comme le reste : parfait.


A déguster sans se ruiner : salades composées énormes, Panini, gaufres excellentes, glaces... Nous avons goûté à tout, sauf aux grillades, qu'il promet de servir bientôt.

KM 15,9 (tél : 00 689 56 14 23)

Pour plus de détails : http://blog.mailasail.com/etoiledelune/787


Le tropical Garden


En face de chez Fifi, ne pas manquer non plus d'aller rendre visite à Loana et Mamy Rita. Le site vaut le détour, ainsi que la vue sur la baie d'Opunohu. A la bonne saison, on peut voir de là-haut les baleines s'ébattre dans la passe. Une petite cascade dans la forêt est l'occasion d'une marche digestive.


Loana et Mamy Rita nous accueillent toujours avec une chaleur, une gentillesse qui nous transportent de bonheur. Elles vendent des produits artisanaux, tels que la vanille qui pousse dans leur jardin extraordinaire, des confitures faites maison avec les fruits du jardin, délicieux jus de fruit. Tous les vendredis midi, Loana prépare le Ma'a (plats typiquement tahitiens). Une assiette très copieuse pour 1500 FP partout ailleurs c'est au minimum le double.


Elles organisent aussi des repas de mariage, ou si vous y êtes en fin d'année passez-y le Nouvel An, vous ne le regretterez pas !


Loana agrandit sa capacité d'accueil pour les campeurs et ceux qui veulent se loger à la bonne franquette s'installeront dans les dortoirs. La vue dont ils bénéficient est extraordinaire. Ils auront un Fare Pote à disposition (cuisine traditionnelle à grandes ouvertures). L'espace comptera environ 40 lits, et sera ouvert avant la fin de l'année 2012. Le prix des lits sera à 2500 FP et la place de tente à 1000 FP. C'est vraiment un bon, très bon plan !

(Tél : 00 689 70 53 63)

Pour plus de détails : http://blog.mailasail.com/etoiledelune/495


Faré Maorina

Anne Marie et Raphaël sont Suisses, ils ont créé une pension de famille. Ils louent à petite, moyenne ou longue durée quatre farés au bord de l'eau, dans la très tranquille commune de Haapiti, dans la baie de Vaianae.


Tous deux sont adorables, et ils pratiquent des prix plus que raisonnables.

PK 21,4 (Tél : 00 689 22 19 95)

Leur site : http://www.fare-maorina.com/

Notre article : http://www.etoile-de-lune.net/edl/polynesie/moorea_maorina.html


Bora Bora


En général tout est plus cher à Bora qu'ailleurs dans l'archipel. Les fruits, les légumes, les produits de supermarché, les restaurants... Un simple panini au snack du centre-ville coûte 1190 FP (soit 12 euros) pourtant, il existe une oasis de bon plan !


Le Florentin

Au centre commercial de Vaitape, le Helen's Bay (à côté du restaurant le Saint James), Carole et Patrice tiennent une boulangerie-pâtisserie. Le local est tout petit, et sortent de là des pains délicieux, des desserts savoureux pour des prix très très corrects ! Pour le midi, Patrice prépare des feuilletés salés et mini pizzas à l'unité, le tout avec un bon petit café ! L'accueil est agréable, souriant, décontracté.

Tél : 00 689 703 643



The Farm

Pour ceux qui n'ont pas fait leurs emplettes de perles à Tahiti, et qui ne voudraient pas quitter la Polynésie sans un cadeau pour leur « amirale », n'hésitez pas à rendre visite à Elena et Gaby. Elena, ancienne navigatrice, sait que nos budgets ne sont pas ceux des touristes et elle propose souvent des perles de catégorie moindre (mais pourtant très belles). Après le choix, il est possible de faire monter sur place une bague, un pendentif, des boucles dans un budget raisonnable.


Même si vous n'avez pas d'achat de perles à effectuer, présentez-vous à The farm. Vous pourrez bénéficier d'une visite de l'arrière-boutique, avec des explications claires, simples et éducatives sur l'élevage des huîtres perlières. Les huîtres sont élevées dans le lagon, et il est autorisé (sous réserve d'une demande) d'aller visiter en PMT le site. Gaby et Elena aiment les navigateurs et se débrouillent pour vous procurer un appoint d'eau si nécessaire.


Gaby se métamorphose en Indiana Jones pour ceux qui désirent visiter l'île en 4*4, c'est un pro de l'escalade à quatre roues !

tél : 00 689 603 777

www.borapearl.com

Info@borapearl.com

Retrouvez Gaby sur http://www.facebook.com/profile.php?id=100003178041322&sk=wall



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