Bem-vindo a Ilha Dourada
Bienvenue à l’île Dorée

PORTO SANTO, une tranquillité volcanique…

Nous avons navigué sans escale de France vers Porto Santo, la petite sœur de Madère, l’île promise de l’Atlantique Nord. Porto Santo se présente à nous, tel un amas friable de rejets volcaniques fait île. Venant du large, nous contournons l’Ilhéu de Cima, qui porte un phare imposant. Surgie du fond des océans, il y a 35 millions d’années, Porto Santo offre un paysage singulier. A l’approche du petit port de Abrigo, quelques rafales bien comptées nous cueillent encore. Puis, tout se calme du moins en cette période estivale, car dès l’automne les conditions météos peuvent se montrer beaucoup moins clémentes.
Porto Santo… Tout comme les découvreurs portugais, nous trouvons sous le vent de cette île un abri qui nous permettra de nous reposer d’une traversée musclée. En effet, Zarco la découvrit après avoir essuyé une tempête sur le même parcours que nous. Ainsi, il la nomma Port Saint… Bénie soit cette île !

Faux départ…

Nous avions l’intention de loger à l’ancre dans l’enceinte de la marina. C’était la méthode recommandée par l’Imray, le guide de navigation édité par Loisir Nautique (voir à la fin de l’article les petites précisions pour les futurs marins en escale). Donc, confiants, nous nous faufilons entre les deux balises qui marquent l’entrée du port. Nous pensons avoir de la chance, car il n’y a personne au mouillage. Nous plongeons l’ancre et… était-ce la fatigue de la navigation ? Nous n’apercevons le cadre qu’à ce moment là ! Nous sommes bien abrité, certes, derrière le môle, mais nous avons pour voisins, trois usines particulièrement bruyantes. L’une d’elle fait fonctionner vingt-quatre heures sur vingt-quatre d’énormes générateurs qui alimentent l’île en électricité. Nous prenons à plein poumon les gaz d’échappement de ladite usine. Aussitôt remarquée, notre position ne nous plaît guerre, et nous préférons ressortir du port pour loger face à l’une des plus grandes plages de sable fin que j’ai vue jusqu’ici : 7 ou 9 kilomètres (selon les sources).

Une plage dorée… « Dourada »

Paradoxalement, nous sommes mieux abrités des rafales à l’extérieur du port qu’à l’intérieur ! Le môle ouest forme un véritable bouclier contre l’effet Venturi ! Il casse les bourrasques qui dévalent de la montagne, et le clapot bien présent à l’intérieur de la marina, n’a pas le temps de se reformer derrière la digue. En revanche, nous profitons des avantages de notre dériveur intégral, pour nous approcher de la plage (dans les limites de l’évitage bien entendu) cela nous permet de ne pas trop ressentir l’effet de la houle qui se lève parfois au moment de la bascule des marées ! Ce mouillage est vraiment d’excellente tenue, avec 30 mètres de chaîne et notre nouvelle brake de 24 kilos, nous pourrons tenir le siège des caprices du vent pendant un mois !

Pendant notre séjour, des travaux de dragage étaient en cours, chassant les petits pêcheurs de leur lieu de mouillage habituel. Ainsi, les barques et des nasses de poissons sont restés ancrées derrière la digue. Les pêcheurs nous ont laissé au mouillage sans rien nous dire.

De plus, quel plaisir que de loger le long de cette longue plage de sable doré ! Ilha Dourada, c’est le deuxième nom de cette île. Cette plage est resplendissante, et les eaux qui la prolongent sont d’une limpidité exceptionnelle. Les flots brillent des mille joyaux qu’ils réinventent chaque jour. Avec le jeu des lumières, tour à tour nous voyons briller l’émeraude, qui cède sa place au turquoise, puis vient l’aigue-marine qui se mariera avec le lapis-lazuli. L’Etoile de Lune trace une ombre sur le sable sous elle et l’eau est si claire que le bateau semble voler.

Par temps clair, au mouillage notre quotidien se mêle au panorama que nous offre notre position dans le golfe. Aux confins de l’île, un détroit entre un îlot désertique et Porto Santo offre une vue des plus hauts sommets de Madère. Parfois le coucher de soleil est si somptueux qu’il devient LE spectacle qui occupera toute la soirée. Une écharpe nuageuse entoure les pentes de Madère. La montagne se pare d’un camaïeu de mauves et d’un geste d’une suprême noblesse, elle dévoile ses cimes. Le Pico Ruivo et le Pico Arieiro se détachent d’un ciel incandescent. J’imagine, le cadeau que doit représenter un tel moment, pour ceux qui se trouvent là-haut. Ils voient en cet instant, le soleil se coucher sur une immensité molletonneuse de nuages éclairés les teintes du couchant. Puis, comme s’il disparaissait à jamais, le soleil se noie dans les profondeurs de l’Océan. Spectacle fugace et donc magique !

Porto Santo transformée en escale technique pour l’Etoile de Lune

Les responsables de la marina effectuent un réel travail de rabattage des plaisanciers. Tout prétexte est bon pour vous faire prendre une place à la marina. Nous avions un problème d’anode. Nous nous rendons donc au bureau d’accueil l’Assistência Nautica, afin de savoir s’ils vendaient des anodes. Avant de nous répondre, il a fallu prendre une place de port, ils verraient ensuite s’ils pouvaient nous aider… En fait, ils n’ont absolument aucune pièce de rechange. Ils disposent par contre d’un travel lift pouvant lever 35 tonnes. Nous l’avons testé, justement pour notre problème d’anode. Par contre, vous devez impérativement prévoir vous-mêmes vos pièces de rechange et votre outillage.

Visite guidée

A l’occasion de la sortie d’EDL, nous avons eu droit, par le chef de chantier qui parle un français très correct, à une visite guidée des nouvelles installations. Ils ont tout construit à trois (les trois seuls gars qui travaillent à la marina !). Les bâtiments sont là. La place de chaque atelier est prévue, ils attendent les machines et les outils pour effectuer les réparations et les clients pour travailler. C’est un cercle vicieux. Comme les plaisanciers sont trop rares à passer à Porto Santo, ils ne peuvent prévoir une quantité suffisante de matériel. Et comme rien n’est prévu sur place, les plaisanciers ne s’y arrêtent pas, préférant Madère.

En plus de cette virée didactique, nous avons reçu une aide gracieuse afin de réaliser la réparation qui s’imposait. C’est-à-dire que le chef de chantier, nous a aidé à remettre l’hélice en place, car il fallait trente six mains d’après le capitaine. Il nous a fourni un peu de graisse et un produit génial pour maintenir les boulons en place une fois vissés. Cette fois, les vis ne nous feront plus faux bond…

Commodités à proximité

La petite ville, mais néanmoins « capitale » de Porto Santo se trouve à deux petits kilomètres de la marina. Du mouillage, il est possible de déposer l’annexe sur la plage. C’est un moment apprécié ( !) par tout l’équipage. Car si le mouillage est peu rouleur, les rouleaux se concentrent tous sur la plage et donnent lieu à des scènes que l’on trouve cocasses à regarder lorsque l’on voit un équipage nouveau s’évertuer à partir habillé et tout propre de son bord, pour arriver complètement trempé sur la plage ! Par contre, bizarrement, l’exercice cesse de nous amuser quand c’est à notre tour…

La petite ville de Porto Santo est agréable. C’est là que se concentre quasi toute la verdure de l’île. Des maisons neuves sont entourées de jolis jardins souvent très soignés. Les trottoirs et les rues sont propres. Elle dispose d’un « complexe » municipal extrêmement moderne, voire un peu ostentatoire pour une île de ce calibre. Les ruelles piétonnes sont agréables, une ambiance tranquille règne partout.

C’est là que nous communiquons par Internet avec nos familles et amis. C’est toujours un moment émouvant que d’envoyer ou de recevoir des photos, de raconter nos péripéties. Il y a deux petits super marchés et je suis étonnée de constater à quel point la vie est peu chère, pour une île. J’ai le souvenir des Caraïbes où tout est hors de prix parce que tout est importé. Ici, c’est pareil, l’île ne produit absolument rien. Et pourtant, c’est une vie économe, pour les denrées alimentaires au magasin, mais aussi au restaurant et les boissons en terrasse au bar.

LOBO MARINHO

La vie locale est rythmée par les allers et venues d’un Lobo Marinho, le ferry de la compagnie Porto Santo Line qui assure la liaison entre Funchal et sa petite sœur. Le matin, vers dix heures moins dix, on voit tout le monde s’affairer en ville. Les taxis, les bus et deux carrioles tirées par un cheval se hâtent de parcourir la petite ligne droite qui sépare le bourg du port. Ils attendent la fournée du jour. Le soir c’est le manège inverse.

L’intérêt de Porto Santo

Outre la beauté incontestable de ses eaux et de sa plage, la petite ville de Porto Santo offre une attraction touristique dont elle use et abuse parfois… En effet, les responsables du développement touristique de l’île semblent très fiers de leur « Casa de Colombo ». Elle est précisément nommée la Casa Museu de Cristovao Colombo. Le navigateur est venu dans l’île en 1478. A l’époque, il travaillait pour le compte d’un négociant génois. Il épousa Filipa Moniz Perestrelo fille du pays, dont il eut un fils : Diego. Après la mort de sa femme, il se rendit à Lisbonne pour présenter son projet d’exploration de la route des Indes. La suite, je pense que nous aurons l’occasion d’y revenir, car il me semble que notre route perpétue ce que l’on découvrit jadis…

Une sécurité sereine

Nous apprécions l’atmosphère de totale sécurité qui règne sur l’île. Le bateau peut rester ouvert, seul à l’ancre, rien n’aura disparu.
Pour parler de l’accueil réserver aux étrangers. A vrai dire, au bout de plus d’un mois de fréquentation nous n’avons aucune opinion sur la question. Les portugais semblent avoir l’habitude d’accueillir des étrangers ne parlant pas leur langue. Mais, ils n’essayent pas non plus de se faire comprendre, même dans un rudiment d’anglais. J’ai bien essayé d’apprendre un embryon d’expressions de politesses, histoire de dire « bonjour », « merci » et « au revoir » dans la langue insulaire, le tout mixé à une gestuelle et des mimiques plus ou moins compréhensibles lorsque le besoin s’en faisait sentir. Nous n’avons pas poussé plus loin le débat. Eux non plus ! A vrai dire, mis à part Nelson, et le chef de chantier de la marina, qui parlaient français, nous n’avons pas eu l’impression que les îliens s’intéressent un temps soit peu aux étrangers. Tout au plus, pouvons nous dire qu’ils semblent à cheval sur certaines procédures, dès que celles-ci sont respectées l’indifférence la plus totale les anime.

Une vie de chien…

Une chose étonnante, toutefois, c’est leur comportement vis-à-vis du chien. C’est un mélange de fascination, de stupéfaction, de crainte ou de parfaite intolérance. Les uns voudront la caresser à tout prix comme s’ils n’avaient jamais vu de chien, du moins de berger allemand. Les autres feront un détour pour l’éviter. On a surpris des yeux noirs nous regardant, mais pas d’attitude agressive… Il existe peut-être des réglementations que nous ne connaissons pas. Pourtant, nous ne laissons jamais de trace du passage de lune derrière nous, laissant place nette où qu’on aille…

Nous avons rencontré dans les rues des petits bâtards très sympas. Ils vivent leur vie, sont en général propres et semblent relativement nourris. Bref, il règne un climat que j’ai bien du mal à définir. Nelson, le gars de la marina, me dira que les insulaires de Madère ou de Porto Santo conçoivent le chien comme un gardien, qui reste attaché à la niche, et non comme un animal de compagnie qui se balade avec son maître… Chacun son truc, nous ne sommes que de passage…

Une jolie balade

Il n’y a pas grand-chose à faire à Porto Santo. Les hyperactifs doivent y mourir d’ennui. Le tour de l’île se fait en scooter en une journée, en voiture, une demi journée suffit, à vélo… ça dépend des mollets ! La location d’un véhicule vaut-elle la peine ? Cela dépend des goûts… Pour le moment, (été 2004) Porto Santo subit de profonds bouleversements. Ainsi, de nombreuses routes sont coupées pour accueillir des travaux qui préfigurent les développements touristiques à venir. Ceux-ci entièrement sponsorisés par la communauté européenne…

Nous avons préféré la marche à pied. On va moins loin, mais l’on choisit mieux ses randonnées.

L’une des plus belles balades de l’île est celle qui contourne la pointe Est de l’île : Ponta da Galé, et qui monte au Pico de Baixo qui culmine à… 189 mètres ! Il faut gravir le morne derrière la marina, c’est un peu pentu, mais bien chaussé, c’est possible.

Là haut, une vue panoramique sur la plage s’ouvre à vous. Ils nomment ça un « miradouro ». J’aime bien ce mot. J’y entends à la fois le mot mirador, mais aussi admirer et panorama. Tout un programme pour un seul mot! L’aplomb est si important qu’on a l’impression de faire des photos vues d’avion ! D’ici, la beauté et la limpidité des eaux se confirment. La plage blonde baigne dans une eau translucide qui décline les émeraudes avec les aigues-marines. Un écrin merveilleux pour notre Etoile qui se balance gracieusement. Notre regard porte vers Baixo Ou Da Cal, îlot désertique séparé de Porto Santo par un mince détroit où les franges d’écume soulignent la limite entre les eaux d’un bleu outremer et celles plus étincelantes qui témoignent de fonds peu profonds. Au-delà des confins de l’île, nous apercevons Madère, et sa montagne imposante qui attire les nuages pour les emprisonner dans sa végétation.

Quant au morne sur lequel nous sommes, il offre à quelques vaches le souvenir d’une herbe qu’elles mâchouillent longuement. On se demande où elles puisent leur subsistance, car l’endroit est particulièrement désertique. Sur les hauteurs environnantes, nous devinons les réminiscences de cultures en terrasses. Nous nous posons la question. Cette île fut-elle toujours aussi aride et l’homme s’est hasardé à contrecarrer la nature en tentant de l’exploiter. Ou, était-elle boisée et l’homme l’a-t-il désertifiée en instaurant l’agriculture sur ces terres ? La question nous taraude tandis que nous observons le Pico da Gandaia, seule colline de l’île qui soit entièrement boisée. Il faut dire qu’étant la plus élevée (484m), elle accroche tous les nuages pour y puiser l’humidité nécessaire à sa survie.

Avant de quitter notre « miradouro » nous allons faire une petite visite des trois moulins très minutieusement reconstitués vers la pointe de Portela. Puis, via une zone résidentielle, nous contournons la pointe par l’intérieur du morne Est. Chaque maison est construite avec soin. Plusieurs d’entre elles sentent encore le neuf. Mais leur fierté semble être leur jardin. Car chacune d’elle défend farouchement son carré de verdure au milieu du désert. Des fleurs, des arbustes d’ornements font de ces masures des petits paradis au milieu de nulle part.

Le hameau pourrait afficher la tranquillité la plus parfaite, s’il n’avait la malchance de voir pousser au-dessus de sa tête une carrière qui triture la montagne. A grand fracas, des pelleteuses infligent des meurtrissures indélébiles au paysage. Nous passons notre chemin. Une route nous mène tout droit vers le côté au vent de l’île. Au bout d’une longue ligne droite, une plage déserte et une maison en ruine se réservent une vue imprenable sur l’océan calme.

Il est incroyablement calme ! L’Océan !…Après qu’il se soit déchaîné sur nous pendant notre traversée, cette placidité nous paraît presque suspecte. Pourtant, partout autour de nous, les traces du combat que se livrent la roche et l’Atlantique sont présentes. Les falaises splendides et dignes offrent leurs flancs lacérés à la houle. Elles tombent à-pic dans l’eau translucide où des perles d’émeraude s’éparpillent sur l’outremer. Côte fascinante où la diversité géologique se joue des éclats des teintes sous un soleil radieux. La roche en majorité sombre car volcanique s’illumine par pans entiers où des concrétions de sable dessinent des formes fantasmagoriques.

La roche résume son histoire : ici, des éclats de lave ont été catapultés dans une strate de sable à mi-hauteur de la déclivité. Nous devinons que le sommet qui représente des orgues couleur ciment a jailli d’une première activité volcanique, puis celui-ci s’est calmé. Les eaux plus hautes ont apporté le sable et fabriqué de merveilleuses plages tout autour des collines toutes neuves. Mais le volcan, ne s’est pas arrêté là. Il a continué sa formidable poussée, entraînant vers le ciel les plages et les sommets. De formidables orgues basaltiques sont nées de ce deuxième feuilleton. Le sable a été pris en sandwich entre les deux impulsions volcaniques, puis les eaux ont baissé, pour laisser la place au spectacle actuel. Un paysage fascinant, sauvage et dangereux ! Nous sommes dans un royaume ou instabilité et friabilité se partagent les lauriers. La roche noire presque menaçante surplombe les strates de sable insaisissables et étincelantes, puis elles cèdent le terrain aux teintes vertes laissant supposer la présence de minerais, ensuite, c’est au tour de la bauxite de marier ses rouges à la couleur anthracite dominante. En contre bas, au bord de l’eau qui rivalise au jeu des nuances, une plage miel cendré se faufile au creux de la falaise. Elle est déserte, là, l’écume cristalline pourlèche le sable lourd marquant une trêve entre l’Océan et la Terre.

Mais je me laisse emporter par le lyrisme. Car la beauté s’exprime ici de manière bien lunatique, au gré des couleurs du ciel.

Petites précisions complémentaires pour les futurs marins en escale à Porto Santo

Position : 33°03N 16°18W
Période où nous étions à PORTO SANTO: Juillet et Août 2004

Météo

Vents :
La plupart du temps, le vent de NE (alizés portugais) souffle sur Porto Santo, donc le mouillage derrière la digue de la marina est bien protégé de la mer du vent. Par contre lorsque le vent dominant est bien établi de violentes rafales (effet Venturi) de NE balayent la partie sous le vent. Pendant un mois, nous avons connu ce régime. Début août, le vent a tourné au secteur Sud, puis Ouest et là, le mouillage devient inconfortable.
Il est donc important de mouiller de manière à prévoir un tel retournement. Sans oublier la variation de marée qui est de plus de deux mètres. Quelques bateaux mouillés soit trop près de la digue, soit trop près de la plage, (voire les deux) ont subi le désagrément simultané d’un vent d’ouest fraîchissant creusant la houle pendant que la marée baissait… Aïe !!! Pas bon !

Temps :
Nous avons tout connu : pluie, soleil, brouillard. Les températures étaient comprises entre 20 et 27 degrés la journée. La mer est d’environ 23 degrés. Certaines journées sont d’une visibilité « tempête de Sahara »… l’air est chargé de sable rouge et l’atmosphère est glauque. Tout prend la couleur d’un sable rouge. Ce n’est pas le moment d’étendre le linge !

Quelques corrections par rapport à l’Imray « Iles de l’Atlantique » par A. Hammick

Argent :

L’Escudo a cédé sa place à l’Euro.

Formalités :

Même si l’on vient d’un pays européen, il faut faire les formalités d’entrée à Porto Santo. Pour les formalités de sortie, tout cela semble beaucoup plus aléatoire. Nous avions omis de nous présenter à l’entrée, et un douanier est venu en annexe à notre bord pour les faire. C’est gratuit. Seule Lune n’a pas apprécié cette visite, sinon, l’échange est cordial.

Assistência Nautica 33° 16°

Porte bien mal son nom. Ils sont très gentils, mais d’une assistance peu convaincante. N’espérez pas trouver de pièces de rechanges pour votre bateau, même pas la plus petite vis. Par contre il semblerait qu’ils aient de l’anti-fouling pour le carénage. Le travel lift existe et peut lever jusqu’à 35 tonnes, mais gare à la largeur maximale ! Notre Etoile de Lune fait 4m18 et avec les pare battage il ne restait que quelques centimètres entre les murs de béton de la darse et la coque.

Corps-morts :
Attention, les corps-morts de la marina ne sont absolument pas entretenus ! On peut mouiller à l’ancre entre les digues. Mais attention, contrairement à ce qu’il est dit, le ferry quotidien fait demi tour à l’intérieur du port. Il faut donc lui laisser de la place. Il faut aussi laisser la place à un éventuel cargo qui viendrait charger du ciment, à l’usine côté sud du port.

Courrier :
N’espérez pas vous faire envoyer colis et lettres à l’assistência nautica, comme c’est mentionné dans le guide nautique. Ils refusent catégoriquement de prendre en charge votre courrier pour des questions d’assurance et de réexpédition. Par contre, vous trouverez un accueil plus cordial à la poste, et vous pourrez vous faire envoyer le courrier en Posta Restante 9400-999 PORTO SANTO MADEIRA Portugal.

Demande d’autorisation pour les îles Salvagens et desertas :
Assistência nautica s’en chargera À CONDITION que vous soyez client de la marina. Ils vous feront payer l’envoi ET la réception du fax au jardin botanique de Funchal, où se fait la demande (gratuite). Petite précision, ne faites pas la demande le dernier jour de votre séjour à la marina, car ils considèreront que vous n’êtes plus client, et ne vous rendrons plus ce service…
Autorisation valable pour 48 heures à des dates dûment précisée.

Tarifs en 2004:
Place à la marina (au quai) 24 euros la journée
Place à la marina (mouillage) 13 euros la journée
Si vous désirez laisser l’annexe à la marina, plutôt que de vous mouiller le short en débarquant sur la plage, il vous en coûtera 10 euros la journée.
Travel lift : pour un 43 pied 436 euros (levage et remise à l’eau)
Lessive : 33 euros (!) pour 10 kilos de linge (lavé, séché, plié, prix d’ami exclusivement pour les clients de la marina)