La Sardaigne en bref…

Après 200 milles… Une silhouette accrocheuse…

Lorsque nous abordons la Sardaigne, nous venons de Minorque. Deux cents milles séparent les deux îles; le dépaysement est total. Minorque est un plateau posé comme une table massive sur la mer. C’est une île verdoyante. Ses villages aux allures mauresques sont blancs et propres. En revanche, la Sardaigne qui se dresse sur l’horizon au petit matin offre une silhouette aux reliefs variés. Éblouis par le soleil qui gravit ses montagnes, l’illusion est parfaite, et nous songeons un bref instant aux courbes que dessine la Martinique pour qui l’approche par l’océan… Ha, la Pelée ! … Mais, le soleil continue son ascension et le règne de la lumière révèle la réalité… parfois cruelle !

Une fatalité incendiaire

Les pentes des massifs environnant le Golfe d’Oristano sont dévastées par la sécheresse et les incendies. Lors de nos navigations côtières, nous assistons médusés à plusieurs départs de feux simultanés. Par endroits, la forêt grignotée par l’inconscience a cédé sa place à une caillasse roussie. Notre découverte de l’île ne se limite qu’aux rivages du nord-ouest. Cependant, nous espérons que cette fatalité n’est pas une loi régissant une trop grande partie de l’île (?)

Porto Conté : havre de verdure

En revanche, le golfe de Porto Conté offre des collines tapissées de forêts de pins. Le capitaine d’un bateau ami, nous disait, qu’une quinzaine d’années plus tôt, il avait vu cette région complètement brûlée. Mais les Autochtones ont combattu cette épidémie incendiaire. Ils ont récolté des fonds au près des touristes grâce à un slogan accrocheur : « 10 francs pour un arbre. » Visiblement cela a porté ses fruits. Porto Conté étant l’un des plus beaux mouillages de la côte ouest. Verdoyant, abrité des vents dominants, cet endroit préservé présente tous les atouts d’un cadre naturel grandiose.

Stintino… un port dans la ville

Le dernier mouillage que nous fréquentons en Sardaigne s’appelle Stintino. C’est un port en cours de construction au sein d’une petite ville agréable. Ce qui permet aux bateaux de passage de loger à l’abri d’une jetée à l’ancre c’est-à-dire gratuitement. Philosophie appréciée par les TDM !

 

L’hospitalité sarde & une fréquentation nautique raisonnable

Les Sardes d’accueil chaleureux font l’impossible pour se faire comprendre, même si, pour la plupart ils ne parlent « que » l’italien ou le sarde.

Autre point qui nous a ravis : dans cette partie de la Sardaigne, « la mer était à nous » !!!! Hé oui ! Même au plus fort de l’été, la fréquentation sur l’eau est anecdotique. Les mouillages ne sont pas surpeuplés. De plus, nous avons navigué des journées entières sans voir plus de deux ou trois voiles sur l’eau, dont Trinidad, un bateau ami (notre rémora de service !).

D’autres horizons nous attendent et nous devons quitter la Sardaigne trop vite, beaucoup trop vite ! Au jour du départ, une mélancolie s’empare de nos cœurs. Celle de la curiosité inassouvie ! Nous n’avons pas percé le secret de cette île aux multiples facettes. Mais n’est-ce pas là le point commun de toutes les îles ? Ne gardent-elles pas toutes, au creux de leur cœur insondable, un mystère inviolé ?

Cliquez sur les points rouges pour accéder aux différents mouillages:
Stintino, Porto Conte, Oristano-Tharros.
Vous pouvez en savoir plus sur l'histoire de la Sardaigne ainsi que sur les tours Nuraghiques.

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