L’occasion de faire un peu d’Histoire

Des racines plantées dans l’âge de pierre…

Les premiers arrivés viennent d’Afrique entre le 15e et le 13e siècle avant J.-C.. Ce flux migratoire fut orchestré par un certain Sardus. Il aurait donc donné son nom à l’île. Mais les véritables racines du peuple sarde plongent dans le néolithique. On trouve les premières traces d’habitat vers 7000 ans avant J.-C. Les premiers occupants de l’île sont Etrusques, Ibères ou Lybiens. A l’âge de bronze (1600 avant J.-C.) des milliers de tours de fortifications furent bâties. On les trouve encore aux quatre coins de l’île, ce sont les fameux Nuraghes.

Les Sardes au cœur valeureux

Autour de l’an 1000 avant J.-C. les Phéniciens attirés par les richesses du sous-sol sarde établissent quelques comptoirs. La vaillance sarde propre à défendre l’indépendance de leur île est telle que les Phéniciens appellent les forces militaires carthaginoises pour la contenir. En 509, les Carthaginois prennent possession de l’île par la force. Leur domination prend fin lors des premières guerres puniques.

La fin de la civilisation nuragique & une succession d’envahisseurs

À son tour, Rome s’empare de la Sardaigne, elle y restera sept siècles. Les romains laissèrent des traces indélébiles de leur passage dans l’héritage architectural, mis à jour aujourd’hui, par exemple à Tharros. La civilisation nuragique qui s’était maintenue malgré les divers envahisseurs s’éteint. Peu à peu, les insulaires adoptent le mode de vie à la romaine. Au cours des siècles, l’île changea de mains, passant sous domination vandale en 456 après J-C. En suite, la civilisation byzantine tenta, elle aussi, d’imprégner l’Histoire déjà hétéroclite de la Sardaigne. Le déclin de l’empire byzantin entraîna la Sardaigne vers une période d’indépendance. Mais les envahisseurs n’étaient pas rassasiés… En 1015, c’est au tour des Arabes venus d’Espagne de débarquer sur l’île. Ceux-ci furent chassés par les Génois et les Pisans.

Le joug espagnol

Puis, la Sardaigne se trouva prise sous les feux des troubles qui ont agité l’Europe moyenâgeuse. La Sardaigne passa après nombre d’épisodes violents sous le joug espagnol. Il s’établit jusqu’en 1720. De nombreuses traditions ibériques cimentent encore les us et coutumes actuels. La langue sarde garde également des traces de l’influence espagnole.

Vive le Roi !

Après l’épisode des successions douloureuses de l’île, la Sardaigne est définitivement cédée au duc de Savoie en 1720. Ainsi naît le « Royaume de Sardaigne ». En 1861 eut lieu l’unité italienne, le roi de Sardaigne devint le roi d’Italie.

Région autonome depuis 1948, la Sardaigne bénéficie au sein de la République italienne d’un statut spécial. Cette autonomie tient compte de l’insularité, de l’histoire de la langue ainsi que de sa situation ethnique.

LA LANGUE SARDE : RECETTE

Elle est le reflet de l’Histoire mouvementée de l’île.

Des bribes d’étrusque et un fond nuragique
Des réminiscences de phénicien
Une bonne base latine, en tant que première conquête de Rome
Un zeste de greco-byzantin
Une bonne dose de catalan
Une influence italienne
Voilà la recette de la langue sarde. Ou plutôt DES langues sardes !

En effet, on fait la différence entre le gallurese et le sassarese parlés au nord ; le logudorese parlé au centre et le campidanese parlé au sud.

En outre, le catalan est encore parlé à Alghéro, ainsi que le génois à Sant’Antonio et San Pietro.

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