Cassis et ses Calanques

Cassis et le massif de Marseilleveyre

Nous avons attendu longtemps avant de balader notre étrave vers Cassis. Ha, Cassis ! Ce nom raisonnait dans mon esprit comme une quête inassouvie. Nous nous sommes répétés bien des fois qu’à la prochaine occasion nous irions à Cassis. Et puis, chaque fois d’autres horizons nous appelaient. Souvent, une chose attendue, déçoit lorsque l’on se trouve enfin face à elle. Qu’allait nous réserver Cassis ? La météo, nous laisserait-elle le temps de visiter ses calanques réputées?

Au petit matin, nous jetons depuis notre mouillage abrité du Cap Canaille un œil interrogateur au ciel. Les jours précédents avaient été très gris. La veille une chape de brume s’était répartie sur la région. Ceci, nous a donné l’occasion d’un spectacle magique sur le Cap Canaille. La brume épaisse cernait le sommet, donnant l’illusion d’un décor de cinéma en studio. Incroyable et irréelle vision que nous emportons dans nos rêves pour une nuit où l’Etoile de Lune se comporte comme un hôtel flottant. Pas, de houle, que dis-je ? Pas une ride ne vint perturber notre sommeil. Délicieux ! Aujourd’hui, nous nous préoccupons de l’état du ciel. Il nous faut du soleil ! Les calanques sont belles sans lui. Mais, divinement mises en évidence sous le soleil azuréen.
Verdict ? La chance nous poursuit ! Le ciel est bleu et les calanques resplendissent sous le soleil. Waou !

Nous passons rapidement devant Cassis, et pénétrons dans les calanques jumelles de Port Pin et D’En Vau. Un rapide coup d’œil nous dévoile que les plaisanciers qui ont choisi ces deux calanques comme mouillage, n’ont certainement pas passé une nuit aussi bonne que nous !

Les vagues pénètrent sans pudeur dans les criques secouant et malmenant les voiliers au mouillage. Nous les voyons tous déguerpir, harassés ! Nous profitons de l’aubaine pour faire du tourisme !

Pour tout dire ce site est énorme… gigantesque de beauté ! Ne pas y aller eut été un sacrilège ! Le mieux est de visiter les calanques par bateau. La vue est irremplaçable. Il existe néanmoins des chemins pédestres qui permettent d’accéder à certains sites. Le GR 98b permet également de rallier par le littoral Marseille à Cassis en 11 heures.

Ce que l’on appelle communément les calanques de Cassis, sont des échancrures profondes taillées dans les falaises calcaires abruptes de deux massifs, celui de Marseilleveyre et celui du Puget. Nulle part, je n’ai vu roche plus blanche ! Sans cesse, tailladés par l’érosion, certains à-pics érigent de véritables sabres dressés vers ciel. Ailleurs, la nature imagine des sculptures à flanc de falaise. Elle nous dessine au gré de son inspiration les contours de la gueule du Roi Lion. Plus haut, des tuyaux semblent réunis pour former des orgues de calcaires. Partout, les parois immaculées nous aveuglent de leur beauté.
Nous laissons dans notre sillage les incisures opérées par la mer, le vent, les pluies. Ces calanques, sont des bijoux inimitables aux reflets éclatants. Nous nous éloignons, un peu vers le large, pour nous offrir à présent une vue sur le somptueux massif de Marseilleveyre. Nous contournons l’île du Riou, radieuse !
Cela paraît presque extravagant de trouver un site si sauvage à proximité de la plus grande ville de la Région. Marseille est là, juste derrière le Cap Croisette, cachée par l’île Marie…
En quittant le massif de Marseilleveyre, nous atteignons la limite Ouest de NOTRE Côte d’Azur. En écrivant ces mots je prends une lourde responsabilité… En effet, je risque de fâcher les Offices de tourisme des diverses régions qui composent Notre Côte d’Azur… Après tout, ces nominations ne sont qu’arbitraires…

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