La langue et l'Hymne Corse

La langue Corse : Pace i salute

Déjà en son temps Sénèque tentait de décrire la langue corse : « un mélange confus de latin, de cantabre, de ligure et de grec. » Autant dire qu’il devait y comprendre goutte ! La langue corse a évolué au rythme des invasions prenant à chaque envahisseur quelques vocables, tout en construisant une langue bien à part. Elle est le reflet de l’âme corse. Autant que son drapeau elle en est son identité, le rempart qui garde son intimité secrète.

Le premier mélange dont Sénèque a été le témoin est probablement dû à la présence de populations ibériques et celto-liguriennes. En suite, les Phéniciens lors de leurs échanges commerciaux avec la population autochtone enrichirent le vocabulaire corse. Puis, les Phocéens, les Etrusques et les Carthaginois apportent du grain pendant plus d’un siècle à la langue corse. Avec l’invasion des Romains qui restèrent sept siècles sur l’île, les Corses adoptent un argot bas-latin parlé par les soldats. En suite, les prêcheurs qui évangélisent l’île leur parlent en bas-latin également. Autant dire que le latin constitue le socle de la langue corse. Les peuplades germaniques imprègnent la langue de quelques expressions et coutumes. Les sarrasins laissent des marques de leur passage dans certains noms géographiques. Les Pisans échangent aussi des expressions orales avec les Corses. Pendant la domination génoise, les Corses empruntent des idiomes toscans.

Le Corse est donc une langue à part entière qui a résisté aux multiples invasions, mais qui s’est aussi enrichie au contact des divers occupants.

L'hymne Corse : Dio vi salvi, Regina

Dio vi salvi Regina
E Madre Universale
Per cui favor si sale
Al Paradiso.

Voi siete gioia e riso
Di tutti i sconsolati,
Di tutti i tribolati,
Unica speme.

A voi sospira e geme
Il nostro afflitto cuore,
In un mar di dolore
E d'amarezza.

Maria, mar di dolcezza
I vostri occhi pietosi,
Materni ed amorosi
A noi volgete.

Noi miseri accogliete
Nel vostro santo Velo
Il vostro Figlio in Cielo
A noi mostrate.

Gradite ed ascoltate,
O Vergine Maria,
Dolce, clemente e pia,
Gli affetti nostri.

Voi dei nemici nostri
A noi date vittoria ;
E poi l'Eterna gloria
In Paradiso.

Que Dieu vous garde, Reine,
Et Mère universelle
Par qui on s'élève
Jusqu'au Paradis.

Vous êtes la joie et le rire
De tous les attristés,
De tous les tourmentés,
L'unique espérance..

Vers vous soupire et gémit
Notre coeur affligé
Dans une mer de douleur
Et d'amertume.

Marie, mer de douceur,
Vos yeux pieux
Maternels et aimants,
Tournez-les vers nous.

Nousmalheureux, accueillez-nous,
En votre saint Voile
Votre fils au Ciel
Montrez-le nous.

Acceptez et écoutez
Ô Vierge Marie,
Douce, clémente et pieuse,
Nos marques d'affection.

Sur nos ennemis
Donnez-nous la victoire ;
Et puis l'Éternelle gloire
Au Paradis.

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