Cooper Island (BVI)

Un mouillage accueille une flotte restreinte, c’est pourquoi, il vaut mieux, là aussi se présenter tôt dans la journée. Cependant pas trop tôt le matin, car les occupants de la veille ne seront pas encore partis. En général, les bareboats ne restent pas plus d’une journée dans chaque mouillage. C’est souvent la première escale des charters qui ont pris en main leur monture le matin même. Il est vrai qu’à l’heure de l’apéro, il y a quelque chose de délectable, à voir arriver les équipages fraîchement débarqués et s’essayer à la fameuse chasse aux « bouilliiz » ! Pour info, la petite plage devant laquelle nous mouillons est charmante. Des cocotiers se trémoussent sous un air d’alizé, une plage de sable fin alanguie de chaleur se laisse caresser par la fraîche écume de la mer des Caraïbes. Pourtant, cette carte postale idyllique cache en son sein un poison : le fruit du mancenillier. Sous l’apparence d’une petite pomme verte à croquer, le fruit provoque d’atroces brûlures d’estomacs, s’il est avalé, et des lésions sur la peau si l’on pense trouver refuge sous ses feuilles pendant un grain. A éviter absolument ! La baie dans laquelle nous mouillons porte d’ailleurs le nom de l’infâme poison : « Manchioneel Bay ». Au sud de cette baie, à Sistern Point un rocher abrite quelques corps bleu pour les annexes. Aux alentours du rochers, on patauge dans un réel aquarium. Cette promiscuité est d’ailleurs étonnante. Lorsque l’on plonge dans l’eau, au lieu d’effrayer les poissons, on les attire ! Quelle ne fut pas notre surprise lors de notre première baignade en sentant les poissons picorer nos jambes ! Tant de familiarité peu devenir carrément envahissant. En fait, les poissons ici ont oublié d’être bêtes. Ils nous signalaient par le fait que nous avions oublier de leur apporter du pain ! Ainsi, lors de nos balades marines à Cooper, nous n’oublions jamais de leur apporter leur petit déjeuner, qu’ils viennent picorer dans nos mains.


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