GUIDE PRATIQUE DES ILES A.B.C.
(Antilles Néerlandaises)

Depuis la publication du guide sur les ABC paru en 2006, quelques repères essentiels pour nos amis navigateurs ont été bouleversés. Ainsi sur Bonaire, une nouvelle règlementation du mouillage a été mise en place en avril 2009. Sur Curaçao, le Sarifundy qui était le seul point de ralliement où les marins trouvaient quelques commodités a brûlé en octobre 2008. Le livre “Gotto Go Cruising - The ABC Islands” écrit par Waterson et Van der Reijden reste valable pour les cartes d'accès aux mouillages, en revanche, vous trouverez, le document que nous vous proposons, une mise à jour, qui vous permettra de vivre sereinement votre escale aux ABC.

En plus des nouvelles donnes, vous trouverez une description sommaire des avantages et des points d'intérêt des ABC, quelques clés pour comprendre le fonctionnement des îles et des détails pratiques pour vous aider à planifier votre séjour au mieux. En fin de guide, vous trouverez, un aperçu historique et politique.


SOMMAIRE

POINTS COMMUNS AUX 3 ILES
Paysages; curiosités; le goût de l'orange bleue;
Langue commune aux trois îles : le Papiamento
Population cosmopolite
Détails pratiques
Monnaie ; météo (abris en cas de cyclone); sécurité ; formalités - généralité ;
A Proximité
Pourquoi choisir les ABC?
Approvisionnement
Autres attraits
Plongée et sports de voiles

BONAIRE
Formalités
Bonaire pour les marins
(Mouillage, marina, wifi, épicerie...)

KLEIN CURACAO

CURACAO
Formalités
Numéros de téléphone utiles, horaires des bus publics, Courrier-colis, Chantiers de l'île, lessive...
Mouillage de Spanish Water
Accès, détails pratiques (canaux VHF le net, wifi, cinq à sept, adresse courrier, fax, copies, gaz, eau, gasoil, approvisionnement, téléphones, marinas, compétences, réparation, aides...)
Willemstad
Autres mouillages
Fuik Baai
Santa Cruz de Curaçao

ARUBA
Formalités
Une île pas très marine
Adresse utile

APPENDICE HISTORIQUE
Parcours commun
Colonisation
L'indépendance en question

POINTS COMMUNS AUX 3 ILES

Paysages
Les trois îles sont de type désertique, le cactus cierge y est roi, les épineux rendent certaines parties de l'île inextricable. Amateurs de randonnées, veillez à vous munir de chaussures à l'épreuve des épines. Bonaire et Curaçao présentent quelques collines et vallons tandis qu'Aruba est une île plate. La faune la plus commune de ces îles regroupe des Flamands roses, des iguanes, des perroquets, des perruches et une variété infinie de passereaux. Les fonds sous-marins y sont préservés, l'eau est réputée pour sa transparence ce qui en fait la coqueluche des amateurs de plongée sous-marine.

Curiosités
La plus grande curiosité des trois îles est Willemstad sur Curaçao. Ville colorée où personne ne ménage son coup de pinceau. L'agglomération, bien qu'appuyée sur des usines de raffinement, garde un charme particulier. Coupée en deux par une rivière traversée par un pont amovible, le style architectural est unique. Je n'en ai vu nulle part ailleurs qu'aux ABC (Aruba, Bonaire, Curaçao). Imaginez Willemstad comme une petite Amsterdam Créole, troquez les briques rouges de la cousine européenne contre des façades lisses et peintes en couleurs vives, ajoutez-y un air baroque et vous aurez un tableau assez ressemblant de la ville principale de Curaçao, c'est la plus grosse agglomération des trois îles.

Oranjestad sur Aruba est une petite ville trépidante dont certains immeubles rose bonbon à la coupole dorée détiendront la palme de l'originalité rococo.

Le goût de l'orange bleue
Lorsque les Espagnols s'approprièrent l'île de Curaçao, ils avaient dans leur soute, des oranges de Valentas. Ils décidèrent d'en faire la culture sur l'île. Mais, les Huertas ne produisirent que de petits agrumes au goût si amer qu'ils étaient immangeables. Déçus, les Espagnols se désintéressèrent de l'arbre, le laissant à l'état sauvage. Deux ans plus tard, les Hollandais, qui investirent l'île, furent intrigués par ce petit arbre. Ils constatèrent que l'écorce de ces fruits séchés au soleil produisait une savoureuse essence aromatique. Ils distillèrent l'écorce, ils y ajoutèrent des herbes et des épices et c'est ainsi que naquit la liqueur de Curaçao...

Langue commune aux trois îles : le Papiamento
La langue la plus courante est le papiamento. Loin d'une langue pittoresque, les habitants des ABC défendent leur langue, ils l'apprennent à l'école, les panneaux de circulation sont en papiamento ainsi que les papiers administratifs, les panneaux publicitaires et les journaux. Ne vous inquiétez pas, ils parlent tous au moins trois langues. Outre le papiamento, ils parlent le néerlandais, l'espagnol et l'anglais. Nous avons trouvé quelques personnes qui nous ont souhaité la bienvenue en français.

Le mot Papiamento aurait une origine portugaise. Sa racine est à trouver dans le mot papia signifiant «converser» ou «parler» et viendrait probablement du vieux mot portugais papear. Le suffixe "mentu" y a été ajouté, il sert à former un nom et signifie «manière de parler».

Le papiamento fut parlé dès le dix-septième siècle. La base principale du Papiamento est le portugais sur lequel s’est greffée une grande quantité de termes espagnols. Le néerlandais y glissa ses idiomes, ainsi que l'anglais. Le créole y mêla ses sonorité et sa syntaxe, tandis que le français léguait quelques mots à ce mélange dont la sonorité est très agréable à l'oreille. Les mots rebondissent comme l'eau qui cascade au fil d'une fontaine rafraîchissante. "Bon Bini", "bon dia", "tanki", "por fabor", "Aïo", "mira" alschublief... (Bienvenue, bonjour, merci, s'il vous plaît, au revoir, regarde, s'il vous plaît) voilà quelques mots faciles à apprendre et qu'ils aiment entendre.

Population cosmopolite
La population des trois îles est très cosmopolite. Près de 50 nationalités différentes la composent. Européens, peuples d'Amérique du Sud, d'Asie, d'Europe de l'Est sont représentés. Les noirs descendants d'esclaves ne parlent parfois que le papiamento, surtout dans les jeunes générations. Les anciens ont appris le néerlandais à l'école et ne parlent parfois que ces deux langues. Les Vénézueliens sont très présents sur Bonaire et Curaçao, tandis qu’Aruba accueille plus d'immigrants colombiens, ceux-ci ne parlent parfois que l'espagnol. Les Indiens possèdent les commerces de vêtements et de haute technologie. Les Chinois se partagent les restaurants et l'industrie alimentaire. Les Hollandais détiennent les industries autour de la voile : chantiers, marinas, shipchandler, maîtres-voiliers. De grosses industries vénézuéliennes détiennent des parts dans les raffineries de pétrole.

Les blancs sont en général des descendants des premiers Hollandais venus s'installer sur l'île (l'équivalent des Békés martiniquais ou guadeloupéens) Ils sont aussi des immigrants récents de Hollande qui cherchent le soleil et l'espace. (Voir la dernière rubrique sur l'histoire)


Détails pratiques

Monnaie
Bonaire dépend de Curaçao. Les deux îles utilisent la même monnaie qui prend trois appellations : le Nafle, le guilder ou florin antillais. Ici, bien que les îles soient encore soutenues par la Hollande, l'euro n'a pas cours. Les commerçants lui préfèrent le dollar américain. Mais attention, si vous utilisez le dollar pour payer dans les magasins et restaurants, le cours ne sera pas en votre faveur. Il vaut mieux retirer aux distributeurs des banques des nafles ou guilders et payer dans cette monnaie.

Le cours du guilder ou nafle est autour de 1,75 à 1,80 nafle pour un dollar américain.

ATTENTION : Bien que le nafle soit la monnaie spécifique des îles hollandaises, vous ne pourrez plus utiliser les billets et les pièces des deux premières îles (Bonaire et Curaçao) dans la troisième qui est Aruba. Celle-ci frappe sa propre monnaie.

La météo
De fin novembre à fin mai, le temps est sec et très venteux. L'alizé souffle plus fort que dans l'Arc antillais, ceci est vrai dès le 68° ouest et tout le long de la côte de Colombie jusqu'à Carthagène.

Les mois de mai à fin juillet sont une période de transition, où commencent les ondes tropicales. Celles-ci sont moins marquées sur les îles que sur les côtes du Venezuela et de la Colombie. Cette période reste très agréable, en raison des alizés qui restent forts malgré que la saison cyclonique ait débuté.

Vagues quotidiennes d'alizé
Sachez que l'alizé souffle par vagues régulières. La nuit, il est généralement plus calme que le jour. Il se lève, le matin aux alentours de 9 heures. Il souffle le plus fort entre 11 heures et 17 heures. Les rafales les plus fortes se trouvant autour de 14 heures. Un vent de 25 noeuds annoncé aura des pointes de rafales autour de 35 noeuds dans l'après-midi. Si vous avez besoin de vent calme, pour baisser une voile ou retourner vers l'est au moteur, vous trouverez ces périodes autour du lever et du coucher du soleil.

La période la plus désagréable commence fin août jusque mi-novembre. Le temps est pluvieux et lourd. Les orages passent plus souvent sur le golfe de Maracaibo que sur les îles, mais il leur arrive de déborder. Quelques phénomènes cycloniques peuvent menacer les îles. Le dernier en date est Omar, une tempête tropicale qui a fait monter les anémomètres jusqu'à 50 noeuds au mois d'octobre 2008. En général, l'archipel est épargné des gros cyclones.

Abris en cas de cyclones
En cas de cyclone, le mouillage de Bonaire n'est pas protégé. Sa marina l'est relativement peu. Il en est de même pour Aruba, ni la marina, ni les mouillages ne présentent des abris sûrs. Vous pourriez trouver refuge en vous arrimant à la mangrove sous l'aéroport d'Aruba, mais gare au tirant d'eau ! Les fonds remontent vite.

Il reste Curaçao. A Spanish Water fuyez les mouillages A et B qui sont de mauvaises tenues. Méfiez-vous du mouillage D, car les vents déformés par la colline tourbillonnent. Il reste comme meilleur abri, le mouillage C et la marina de Seru Boca celui-ci étant le meilleur abri des ABC.

Difficulté pour les navigateurs qui vont vers l'est
En raison du courant subtropical qui accélère dans la zone, la mer est généralement courte. Ceux qui veulent revenir dans l'est planifieront une remontée contre le vent entre mi-août et mi-novembre. A la faveur des phénomènes cycloniques certains trouveront des vents portants, c'est rare, mais cela arrive. En dehors de cette période, les retours dans l'est sont douloureux !

Conseil pour les navigateurs qui vont vers l'ouest
La meilleure période pour quitter les ABC en direction de la Colombie est à la jonction entre la période cyclonique et la saison des alizés (mi-octobre à mi-novembre). En raison d'une mer extrêmement courte, les navigations au portant ne sont pas agréables au-delà de 25 noeuds. Pour aller sur la Colombie, partez après les derniers orages sur la fin du mois d'octobre

Sécurité
En entrant dans les eaux territoriales de Bonaire, vous retrouvez une certaine sérénité que vous aviez perdue lorsque vous fréquentiez les côtes du Venezuela. Les ABC, trois îles plus ou moins indépendantes, plus ou moins raccrochées au cordon ombilical hollandais, sont à la frontière du Venezuela et de la Colombie. Les autorités locales sont particulièrement conscientes que cette position les soumet à toute sorte de trafics, plus ou moins licites. Les airs et les eaux territoriales des ABC sont sillonnés par des navires de l'armée hollandaise ainsi que des hélicoptères. Il n'est pas rare à l'approche des trois îles de se faire survoler plusieurs fois par l'armée. Parfois, ils vous appelleront en VHF. Si vous ne répondez pas, il n'y a pas de sanction. Ils cherchent simplement à vous identifier.

Formalités - généralité
Référez-vous aux rubriques détaillant chaque île, car chacune a sa perception des formalités. Sachez simplement que si vous désirez passer dans chacune des trois îles vous aurez à entrer et à sortir légalement de chacune des îles. Sur Curaçao et Aruba, ils acceptent des sorties dont les dates sont parfois très éloignées de votre entrée (c'est ce qui nous est arrivé à Aruba, notre sortie de Carthagène datait du 19 mai et nous entrions à Aruba le 16 juillet). Sur Curaçao ils ne nous ont même pas demandé notre papier de sortie de l'escale précédente. Par contre, sur Bonaire, ils sont tatillons. Il faut impérativement lire la rubrique formalité de Bonaire !

Point commun commun à toutes les îles : ne pas traîner à faire son entrée.

A Proximité
La proximité des Aves et des Roques, fait de Curaçao une bonne base de ravitaillement. Il n'est pas très facile de revenir de Curaçao vers les Aves, car cette navigation se fait au vent debout et contre le courant. Les retours sont surtout possibles en saison cyclonique entre mi-août et novembre alors que les alizés sont faibles.

Les équipages en route vers l'ouest y trouveront des escales qui coupent avantageusement la route.

Pourquoi choisir les ABC ?
Les ABC et plus particulièrement Curaçao représentent la dernière escale de laquelle il est relativement facile de rentrer en Europe. En effet, pour ceux qui vont toujours plus à l'ouest, l'escale suivante Carthagène est beaucoup moins commode. Les billets d'avion à destination de l'Europe sont beaucoup plus chers (le double voire plus du tarif pratiquer entre ABC et Europe) de plus les escales nombreuses sont fastidieuses. Les vols depuis le Panama vers l'Europe sont également plus chers. De Curaçao via la Hollande on peut rentrer en deux escales sur les grandes villes de France.

Les chantiers de mise à sec de Carthagène et du Panama sont plus chers que ceux de Curaçao. Sur Carthagène il n'existe pas de shipchandler, il faut faire venir toutes les pièces manquantes depuis Miami, par courrier spécial (Fedex...)s.

Approvisionnement
Sur Bonaire et Aruba, l'approvisionnement est faisable, mais pas pratique. Sur Curaçao grâce à l'organisation de navettes gratuites, vous ferez le plein de vivres facilement. Si vous naviguez vers l'ouest, Curaçao est la dernière étape où vous trouverez des vivres de type occidental. Par exemple, dans les produits de base, la farine de blé, les pâtes type spaghetti, tagliatelles (...), les biscottes, sont difficiles à trouver dès la Colombie. Les conserves sont faites à l'européenne (non sucrées). Le chocolat est suisse ou belge, de très bonne qualité, tandis que plus loin, il est bien moins bon. Amateurs de bouchées à la reine faites en le pleine à Curaçao pour la dernière fois. La liste de ce que vous ne trouverez plus dans les escales suivantes pourrait être longue, si je vous précisais tout. Pensez à faire le plein des aliments que vous aimez.

Par contre, pour ceux qui viennent du Venezuela, la différence se fera ressentir au niveau du portefeuille. Le coût de la vie dans les ABC est légèrement moins élevé qu'en Europe, ce qui en fait une escale chère. Autre petite surprise, certaines étiquettes ne sont qu'en néerlandais ou en papiamento. Dans les magasins, usez de votre charme pour vous faire traduire les étiquettes qui n'ont pas d'images !

CONSEIL FRUITS ET LEGUMES
Pour trouver des produits frais, de qualité et pas chers ne les achetez pas en supermarché. Préférez les légumes et les fruits vendus par les Vénézueliens. Sur Bonaire, vous veillerez, depuis le mouillage, à l'arrivage des lanchas sur le quai de Kralendijk. La vente se tient dans une petite halle à proximité de la douane en front de mer. La marchandise part vite, en quelques jours il n'y a plus rien. En revanche à Curaçao, les lanchas sont nombreuses et l'approvisionnement est permanent. Ce marché au légume est l'un des plus beaux de la Caraïbe.


Autres attraits

Plongée et sports de voiles
Les amateurs de plongée se régaleront, car les eaux sont généralement très claires. Des organismes de protection des récifs interdisent la pêche au harpon ce qui donne des eaux plus poissonneuses que dans les archipels du Venezuela où la pêche abusive déstabilise l'écosystème. Bonaire et Curaçao ont de nombreux centres de plongées.
Sur Curaçao, il y a aussi la possibilité de nager avec des dauphins, à la "Dolfin Academy". Les réservations se font longtemps à l'avance et la baignade est chère.

Les amateurs de kyte surf et de planche à voile profitent d'un vent jamais défaillant. Ils auront plus de chance de trouver de bonnes conditions et des loueurs de planches sur Curaçao ou sur Aruba. Le Kyte est une spécialité d'Aruba.




BONAIRE

Formalités
Sur Bonaire, l'accueil des douaniers est plutôt froid et manque complètement de compréhension. Préférez lui, celui de la Police, beaucoup plus simple. Pour cela, présentez-vous à Bonaire après 17 h 30 et de préférence le samedi et le dimanche. Vos formalités en seront, plus faciles encore. Elles seront gratuites et dureront 5 à 10 minutes, en un seul bureau à visiter : la Police municipale qui fera votre entrée en douane et votre immigration. En semaine, vous ferez après 17 h 30 votre entrée douanière à la Police et votre immigration au bureau en face, dans la même rue.

Pourquoi ce conseil qui paraît si bizarre ?
Le douanier en poste ne comprendra pas que vous vous présentiez avec une sortie de plus de 24 heures, d'où que vous veniez. Impossible de lui expliquer que nos voiliers font du 5 noeuds de moyenne et qu'aucun port est assez proche pour arriver dans les temps impartis.

Convaincus ?

Tous ces bureaux sont accessibles à pied depuis l'aire de mouillage. Il suffit en arrimant votre dinghy au quai de la Marina Nautico, de vous diriger vers le sud, sous le phare vous trouverez la douane où il ne faut pas aller. Vous laisserez la douane à votre droite et vous prendrez une ruelle qui entre dans la ville, à quelques pas de l'office du tourisme sur le trottoir d'en face vous trouverez la police. Nom de la rue : Kaya Simon Bolivar. L'immigration est en face de la Police.

Remarque: si vous vous présentez dans les heures d'ouverture des douanes, vous ne pourrez pas faire vos formalités à la Police et vous serez renvoyé vers le douanier précité.

ATTENTION
Lorsque vous arrivez sur l'aire de stationnement des annexes, le ponton sera fermé à clé.
(voir rubrique dinghy)

Bonaire pour les marins

Le mouillage de Bonaire
Position GPS 19°02.39 68°16.8
Il se situe devant la ville principale Kralendijk. Il est interdit de jeter l'ancre à Bonaire, il est obligatoire de s'amarrer aux corps-morts.

Avant le passage de la tempête tropicale Omar fin octobre 2008, les bouées étaient nombreuses et bien entretenues. Au printemps 2009, nombre des amarres manquent. Les blocs de béton sous-marins sont toujours là, il ne manquerait qu'à y fixer de nouvelles amarres pour qu'elles reprennent du service...

La bouée obligatoire coûte 10 dollars par jour. Pour cette somme vous n'avez droit à aucun autre service que celui de vous amarrer. Vous devrez vous amarrer aux bouées jaunes et blanches uniquement, les autres couleurs ne sont pas destinées aux plaisanciers de passage. Par amarrage, vous aurez droit à deux bouées. Celles-ci comportent une boucle dans laquelle vous passerez vos amarres. Il est défendu de monter les bouées sur le pont. Vous devez impérativement utiliser VOS amarres. Chaque bouée est destinée à chaque bord, une bouée sur l'avant bâbord, une bouée sur l'avant tribord, même pour les monocoques.

La bouée se paye au village harbour. Au nord du mouillage, vous irez en dinghy à la marina. Laissez votre dinghy à la station essence, l'office est en retrait sur le quai. Si vous ne vous présentez pas, dans les jours qui suivent votre arrivée, un préposé viendra vous trouver en dinghy pour vous demander de régler la note. Une tolérance d'une nuit est tacitement accordée, si vous arrivez le soir et repartez le lendemain, pas de formalité, ni de paiement de bouée.

Les meilleures places du mouillage
Si vous n'aimez pas être dérangé dans votre sommeil par les battements sourds d'une sono de karaoké ou d'une musique qui ne s'arrête qu'avec le lever du jour, privilégiez les bouées qui se trouvent à gauche du consulat vénézuélien (bâtiment bleu avec immense drapeau repérable). Les bouées qui se trouvent à droite en se trouvant face à la bâtisse sont plus gênées par les fiestas nocturnes. Le signal wifi porte jusqu'au drapeau.

Autre possibilité : la marina de Village Harbour.
Dans la partie nord du mouillage, une marina bien entretenue dispose d'une capacité d'accueil d'une centaine de bateaux. Pour moins d'un mois, il vous en coûtera 1 dollar par pied, par jour. Pour plus d'un mois, le prix tombe à 0,60 dollar toujours par pied et par jour.

Le dinghy
Depuis le 15 mars 2009, le stationnement du dinghy est payant. Vous n'aurez pas d'autre choix que de le laisser au petit quai de la marina Bonaire Nautico qui se situe en face du restaurant "It rains fishes". Le propriétaire de la marina se trouve dans un appartement en rez-de-chaussée à gauche du restaurant. Vous le repèrerez par un store jaune baissé sur sa terrasse. N'essayez pas de rentrer dans la petite résidence. Il tient commerce directement sur la terrasse, il suffit de le héler du bas de son balcon.

ATTENTION
En raison d'un ressac important, le dinghy a tendance à se faufiler sous le quai. Le moteur ou les pneumatiques prisonniers sous les planches dont dépassent des clous sont mal menés. Veillez à lui assurer une ancre à l'arrière ou à le sécuriser par tout moyen ingénieux de ficelage savant (!)

Autre remarque
Malgré la présence de la grille et le paiement du quai, deux annexes ont été volées en 15 jours de présence. La Marina Bonaire Nautico n'est pas responsable. Veillez donc à cadenasser votre dinghy au quai.

Liste des tarifs
10 dollars par semaine pour laisser son annexe au quai
30 dollars de caution (rendue en fin de séjour, si vous lui rendez la clé) pour obtenir la clé de la porte qui ferme le quai
20 dollars par semaine pour bénéficier du wifi à bord, pour ce prix vous avez droit à donner deux numéros de mac. Attention, sans antenne externe, le wifi est pratiquement inutilisable.

Marina Bonaire Nautico
Elle est composée d'un quai non protégé des houles de sud. Le tirant d'eau maximum est de 1,6 mètre. En raison du ressac, l'amarrage n'est pas sécuritaire en cas de houle ou de vent venant à composante sud. Par alizé fort, la houle contourne l'île et les bateaux tirent fort sur les amarres. N'espérez pas y laisser votre bateau en votre absence.

Wifi
Les conditions proposées par Marina Bonaire Nautico nous ont paru les meilleures. Néanmoins, d'autres solutions existent, toutes plus chères et moins pratiques.
Le réseau Surf it vend des cartes dans les commerces (le restaurant Karels Bar en a toujours)
www.telbosurfit.com
Un café internet loue ses machines et le quart d'heure d'internet à 5 dollars dans la galerie marchande du centre-ville.
Au-delà du carrefour après le "village harbour", un indien loue ses machines et l'heure d'internet à 8 dollars (débit peu satisfaisant)

L'avitaillement et épicerie.
Bonaire est une île chère. Plus chère que Curaçao. Pour ceux qui viennent du Venezuela où malgré l'inflation galopante, les prix défient toute concurrence, l'écart sera flagrant. Deux supermarchés sont à proximité du mouillage.

Cultimara supermaket
A trois minutes à pied du mouillage. Ne recèle pas de grandes richesses. Produits de bases, légumes et fruits selon arrivage de la lancha vénézuélienne. Viandes, surgelés, boissons, pain.

Warehouse Bonaire
Est mieux achalandé que le premier, mais il se trouve à 20 minutes de marche soutenue du mouillage. Prendre la route qui est parallèle à la mer, jusqu'au casino Flamingo et piquer à angle droit à gauche. Après le rond-point vous serez devant le supermarché.
ATTENTION : pour payer en carte bleue, ils vous demanderont la carte d'identité.

Magasin d'accastillage.
Un "Budget" vous dépannera selon l'approvisionnement de son stock. Ne cherchez rien en particulier, tout est commandé au gros budget de Saint Martin par Curaçao qui redistribue la marchandise entre les deux îles.
(Les livraisons arrivent en général autour du 20 de chaque mois sur Curaçao)

Le budget de Bonaire est accessible à pied depuis le mouillage.
Malgré que vous soyez en transit, vous payerez en général 10 à 15 pour cent de plus que les prix affichés au catalogue, et ce, en raison des frais de livraison.

Concessionnaire Dell
Le seul réparateur des ordinateurs Dell se trouve à Bonaire. Ses tarifs sont chers, mais il a le monopole...
Clinton Rodriguez
Kaya Princes Marie 7c, Kralendijk
tél : 599 717 7544
cell: 599 700 3344
courriel : info@clintoncomputersbonaire.com
Site Internet : www.clintoncomputersbonaire.com

Lessives
Vous trouverez un service de nettoyage à la sortie de la ville. C'est à dire à 10 minutes à pied du mouillage. Vous trouverez la blanchisserie en bordure du stade. Il vous suffit de prendre la route qui prolonge où se trouve le bureau de la police vers l'intérieur de l'île.

Vous pouvez effectuer vous-même le lavage ou le laisser en dépôt. Il vous sera rendu deux jours plus tard. Le prix est de 15 dollars pour 7 kilos de linge, soit un peu plus de deux dollars le kilo.
Le service est impeccable. (lavé, séché, repassé, plié).

Intérêts de Bonaire

Pour les plongeurs en bouteille, Bonaire est réputée pour ses eaux particulièrement claires et poissonneuses. Les eaux sont protégées, il est interdit d'y pêcher au fusil harpon. En simple masque tuba palmes, l'intérêt de ses eaux vous apparaîtra plus mitigés.

Klein Bonaire, un îlot juste en face de Kralendijk est accessible soit en annexe que vous amarrerez à une bouée, soit en bateau. Vous ne pouvez pas y rester la nuit.

Pour les très curieux, la location d'une voiture vous permettra de faire le tour de l'île. Au nord de l'île, vous ferez, une promenade en voiture dans une réserve où s'ébattent des perroquets, des flamands roses et des iguanes.

Le mouillage au pied de ville, vous permet de sortir le soir, de nombreux bars et restaurants longent le bord de mer. L'ambiance est divertissante et tranquille. Contrairement à Curaçao où toutes les commodités sont loin du mouillage principal, à Bonaire toutes les facilités sont à proximité du ponton des annexes et tout peut se faire à pied.


KLEIN CURACAO

Position du mouillage : 12°04.65 N 68°51.44W

Lorsque vous partez de Bonaire pour aller à Klein Curaçao, vous devez effectuer la sortie de Bonaire. Normalement vous devez avant tout effectuer les formalités d'entrée à Curaçao et revenir vent debout sur Klein Curaçao. Il faut savoir aussi que Klein Curaçao a été déclarée réserve naturelle en 2009 et qu'une nouvelle règlementation en interdit le mouillage nocturne.

Néanmoins, lorsque nous sommes passés la dernière fois, nous sommes restés plusieurs jours au mouillage, et ce, par ignorance des règles. Un hélicoptère nous a survolé chaque jour. Personne ne nous a rien dit (?)

Le mouillage est rouleur par tout temps. Par houle de nord, il est impraticable. Les fonds sont clairs, et les balades masques-palmes-tubas y sont agréables, des tortues pas très méfiantes se laissent prendre par la taille, parfois les dauphins s'ébattent à deux brasses du bateau, le récif en pente abrupte est riche en espèces de coraux et de poissons. Sur l'île vous trouverez un phare caractéristique. La côte au vent est tapissée d'épaves, dont un voilier qui s'est échoué en 2007 et un cargo qui se disloque jour après jour.


CURACAO

Formalités

Il est recommandé de faire les formalités dans les 24 heures de votre arrivée. Une surveillance permanente est assurée autour de l'île. Un hélicoptère surveille les côtes chaque jour, des vedettes rapides des douanes interceptent les bateaux qui n'ont pas fait leur entrée ou qui se trouvent dans un mouillage non autorisé.

Les formalités se font à Willemstad. Elles sont gratuites lors de votre entrée et de votre sortie. Les extensions sont peu onéreuses.

Heures d'ouverture du bureau d'immigration : du lundi au vendredi de 8 heures à 15h30; le samedi, dimanche et jours fériés de 11 h à 13 heures. Les douanes ont des horaires plus larges.

Pour effectuer vos formalités, vous prendrez le bus du lendemain matin de votre arrivée. L'après-midi, les horaires des bus s'y prêtent mal. Vous prendrez le bus, au rond-point de Caracas Baai, à la sortie du port des pêcheurs où vous laissez votre annexe. Les horaires les mieux respectés sont ceux de 8 Heures et 8 heures 55 (plus ou moins 10 minutes autour de l'heure). Prix du billet 1,60 Nafle (91 centimes de dollar).

Les douanes sont sur Punda, la Rive-Sud de la rivière qui traverse Willemstad. (C'est à Punda que vous descendez du bus). Dirigez-vous vers les quais des vendeurs de fruits et légumes vénézuéliens. En descendant vers la rivière, l'immeuble au coin de la rue est la douane. Vous y recevez une autorisation de séjour de 6 mois pour votre bateau.

L'immigration est sur l'autre rive (Otra-Banda). Traversez par le pont amovible ou par les navettes gratuites dans le cas où il est ouvert. Longez la rive en vous dirigeant vers l'intérieur, après une petite montée vous trouverez une barrière et un guichet. Vous y donnez votre passeport, en échange la vigie vous donne un papier qu'il faudra faire tamponner par l'immigration. Vous trouverez les bureaux sur le quai, sous le grand pont bleu et jaune. Vous avez droit à un séjour de 90 jours. Après ce délai vous avez besoin d'une extension de visa.

Harbor Inspection ou l'inspection portuaire est un bâtiment qui jouxte l'immigration, vous devrez vous y présenter une fois les douanes et l'immigration passée. Vous devrez signaler où votre bateau est ancré. Si vous désirez changer de mouillage sur l'île de Curaçao, vous devrez revenir à Willemstad et repasser au bureau des inspections, donnez les détails de votre croisière, mouillages où vous désirez séjourner ainsi que les dates auxquelles vous y serez.

Extension de droit de douane
Vous devez présenter une raison valide pour rallonger votre séjour de 6 mois. Si vous laissez votre bateau au chantier ou dans une marina, une lettre délivrée par le propriétaire de ceux-ci sera suffisante.

Extension de visa
Vous devez en faire la demande au moins 2 semaines avant l'expiration de votre visa. Préparez une lettre de motivation, une copie des papiers du bateau, acte d'enregistrement national, passeport, preuve de vos moyens de financement, une liste d'équipage.

Sortie du territoire en avion
Lorsque vous laissez votre bateau dans l'une des trois ABC, et à fortiori Curaçao, pour prendre l'avion, vous DEVEZ impérativement passer la veille à l'immigration avec votre billet d'avion. Le préposé vous délivrera un document d'autorisation à quitter l'île. Celui-ci vous sera réclamé à l'aéroport. Sans ce document on vous interdira de prendre votre vol. Au retour, vous ferez l'opération inverse en vous présentant le lendemain de votre arrivée avec le talon du billet d'avion aux autorités.

Numéros de téléphone utiles
Sécurité
Des vols d'annexe ou sur les bateaux surviennent de temps à autre.
Numéro de la police municipale : 599-9-767-1777
Réseau de sécurité sur la radio : 18 104 USB à 12:15 UTC
Courriel : svSecondM@aol.com

Numéros d'urgence
Ambulance 912
Hôpita l 910 462-4400
Pompier/Police 911 767-1777
Gardes-côtes 913

Docteur - Dr. Deutekom
Grebbelinieweg 24
465-4530-office; 560-1217-cell
Dentiste - Chong Dental Clinic
Caracasbaaiweg 164
461-6665-office
Taxi, navettes pour l'aéroport - Urvin Alexander 694-6956-cell; 540-3048-cell

Horaires des bus publics

Sur Curaçao, les bureaux de douanes, les commodités, les centres d'approvisionnements et les magasins de bricolage ou d'accastillage sont dispersés un peu partout sur l'île. Aucune commodité n’existe dans l'environnement proche de Spanish Water, le mouillage principal. Le bus public est le moyen le plus économique de se déplacer. Les locations de voiture sont chères, les bus locaux sont aléatoirement fiables. Prévoyez une demi-heure de bus pour aller à Willemstad depuis Caracas baai qui est l'arrêt d'autobus le plus proche de Spanish Water.

A départ de Willemstad - Punda
0630 -0730 - 0830 - 0945 - 1045 - 1245 - 1345 - 1445 - 1600 - 1700 - 1815 - 1930 - 2130
Au départ de Caracas Baai
0700 - 0800 - 0855 - 1010 - 1215 - 1315 - 1415 - 1510 - 1625 - 1725 - 1845 - 2000 - 2200
Le dimanche le bus part de Punda
9.30- 11.30- 13.30- 15.30- 17.30- 19.30- 21.30 et 20 minutes plus tard vous le prendrez à Caracas baai

Tarif unitaire : 1,60 guilder

Des minis bus locaux sillonnent l'île, leur trajet et leurs horaires sont aléatoires, vous les trouverez soit à Punda en face des arrêts de bus publics, soit à Otra-Banda sous le fort. Si vous devez aller à l'aéroport en bus, prenez le bus public jusqu'à Punda, de là à pied allez jusqu'à Otra-banda, prenez un bus local qui va jusqu'à Hato (temps de trajet 2 heures)
Autre solution à Punda attendez le bus public correspondant. (temps de trajet 2 heures)

Services de courrier rapide et de livraison de colis
A moins de faire un séjour en marina il n'y a plus d'autres solutions à Curaçao pour se faire livrer un colis que de le laisser en poste restante par le canal public ou de donner l'adresse des livreurs spécialisés en précisant le nom de votre bateau en transit.

DHL, Schottegatweg Oost 18, 737-0122
FedEx, Schottegatweg Oost 169, 737-3000
TNT, Dokweg 19, 733-1595
UPS, Abraham Mendez Chumaceiro Boulevard 7, 461-3966

PARTICULARITE
A Curaçao vous ne pouvez recevoir de paquets en votre absence. Si vous vous faites envoyer un colis et qu'il arrive avant que vous ayez fait les formalités, celui-ci ne pourra être réceptionné par un autre équipage ou une autre personne même locale. Vous DEVEZ IMPERATIVEMENT être sur place au moment de l'arrivage de tout envoi à votre nom.


WILLEMSTAD

Willemstad est la plus grosse agglomération des trois îles. Vous y trouverez bon nombre de magasins achalandés pour les touristes qui débarquent quotidiennement des paquebots. Vêtements, chaussures, parfums, cadeaux se trouvent à tous les prix. Quelques adresses sont intéressantes néanmoins.

Boolchand's
www.boolchand.com
Matériel électronique : ordinateurs, MP3, appareils de photographie ou de vidéo, télévisions...
Breedestraat 50, Punda (rue qui débouche sur le pont amovible)
tél : 599 9 461 6233/ 461-2262

Radio Shack
www.radioshack.com
En venant de Caracas baai en bus public, vous longez le bord de mer sur le boulevard Dr Ml King. Le bus tourne à droite après une pompe à essence, descendez au premier arrêt après la pompe. Emprunter la Grebbelinieweg jusqu'au bord de la lagune. Radio Shak se situe le long de la lagune, sur la Schottegatweg Suid. De là vous pouvez également vous rendre à pied jusqu'àCuraçao Marine et Budget (voir rubrique ci-dessous)

Galerie d'art Nena Sanchez
www.nenasanchez.com
Peintures, sculptures, objets de décoration.
Nena est immigrante du Venezuela. Son art naïf et haut en couleur est un message pour ne pas céder au racisme. Espérons qu'elle devienne célèbre pour ses femmes bleues...

Chantiers autour de Willemstad
Opus Marina - 560-1685, 663-4848 (dans le nord de Willemstad)

Curaçao Marine
mail : curacaomarine@interneeds.net
Site, www.curacaomarine.com
Tel. +5999 4658936 ,Fax +5999 4658941
Le chantier se situe dans le lagon à droite, derrière Willemstad, donc il faut passer par le pont flottant. Il suffit d'un appel VHF canal 12 à la capitainerie pour le faire ouvrir.

Position au large de l'entrée de Willemstad : 12°06.1' 68°56.3'

A titre indicatif prix en 2009
Prix sortie de l'eau et remise à l'eau : 7 dollars du pied (entre 40 et 49 pieds)
8 dollars du pied pour les bateaux de pieds et plus.
8,5 dollars du pied pour les catamarans entre 40 et 49 pieds
9,5 dollars du pied pour les catamarans de plus de 50 pieds
Lavage haute pression : 40 dollars de l'heure
Stockage à terre par jour : 0,40 dollar du pied pour les monocoques
0,50 dollar du pied pour les catamarans
Vie à bord : 4 dollars par jour pour le bateau
électricité : 0,45 dollar par KWH

Prestations du chantier
Bonne prestation en ce qui concerne la sortie et le retour à l'eau. Gijs et Pierre les directeurs manient leur tracteur avec doigté. Leur système est brillant de facilité.
Question organisation du travail à terre, elle est surprenante (!) Si vous avez besoin des compétences du chantier, il faut en permanence veiller au grain. Le contremaître s'appelle Cliffer, il faut lui courir après et veiller à ce que votre bateau soit programmé dans les tâches du jour et recommencez chaque matin. Sans ce travail de harcèlement, vous vous laisserez oublier dans un coin sombre du chantier.

Distance entre Curaçao Marine et Willemstad : 20 min à pied
Les navettes de bus gratuites vers Vreugdenhil le supermarché, passent deux fois par semaine
Facilités sur place :
Sanitaires, douches,WIFI (faible rayonnement), Surveillance, bonne sécurité sur l'ensemble.
Budget Marine sur le chantier
Eric : Atelier de soudure qui offre de bons services, mais il est cher et lui aussi il faut lui courir après !
A noter : se munir de répulsifs ou louer une climatisation, car il y a des moustiques voraces!




Mouillage de Spanish Water

Position au large de l'entrée de Spanish Water : 12°03.75'N 68°51.1'

Spanish Water est une vaste mangrove accessible par un chenal étroit. En venant de l'est, vous longez un immense complexe hôtelier. Les immeubles arrivent jusqu'au bord de l'eau et du chenal. Celui-ci n'est pas balisé, il n'est pas difficile d'accès, mais naviguez à vue et aux bonnes heures pour éviter les récifs et remontées d'eau qui jalonnent le couloir étroit. Il n'est pas recommandé d'y pénétrer de nuit.

A l'entrée, sur bâbord prenez garde au récif qui affleure. Sur tribord une langue de sable s'avance. Visez bien le centre du chenal. Prenez garde aux nombreuses embarcations à moteur qui entrent et sortent de Spanish Water. A l'intérieur du chenal, vous trouverez en moyenne 5 à 10 mètres d'eau. Au dernier méandre, prenez garde au récif sur bâbord, une petite bouée (type bouée d'orin) le signale, mais elle n'est pas entretenue et se déporte doucement à l'intérieur du récif. Enfin, lorsque vous pénétrez dans Spanish Water, au milieu de la passe, une remontée brutale des fonds non signalés ne laissent que 2 mètres d'eau.

Arrivés à l'intérieur, vous irez sur bâbord rejoindre les 4 zones de mouillages dont vous trouverez les coordonnées ci-dessous. Les équipages doivent impérativement respecter les zones de mouillage qui sont au nombre de quatre et désignées de la lettre A à D. Des bouées jaunes délimitent le mouillage pour un repérage facile. Certaines de ces bouées ont disparu, cela n'empêche que vous ne pourrez pas vous ancrer en dehors des zones autorisées. Les vigies des clubs nautiques environnants viennent très rapidement pour vous faire entrer dans le rang.

Il n'existe aucune limitation de vitesse dans le mouillage.
Des vedettes rapides sillonnent le mouillage à fond les manettes au coeur d'un florilège de planches à voile et d’embarcations à voile légères. La baignade est dangereuse. Lorsque vous sortez tard le soir en dinghy, prévoyez une lumière vive afin qu'on vous repère.

Mouillez obligatoirement entre les points GPS suivants :

A01 12-4.974 N 68-51.810 W
A02 12-4.989 N 68-51.695 W
A03 12-4.777 N 68-51.688 W
A04 12-4.890 N 68-51.870 W

B01 12-4.800 N 68-51.574 W
B02 12-4.716 N 68-51.584 W
B03 12-4.594 N 68-51.386 W

C01 12-4.709 N 68-51.383 W
C02 12-5.000 N 68-51.362 W

D01 12-4.620 N 68-51.549 W
D02 12-4.474 N 68-51.472 W

ATTENTION
Mauvaise tenue
Les mouillages A et B sont de mauvaise tenue, dès 25 noeuds de vent les risques de dérapages sont fréquents. Pendant la saison cyclonique, la concentration des bateaux au sein de mouillages exigus présente le risque d'évitage lorsque les vents tournent dans les orages.

Pour ceux qui ont le guide ABC, et qui chercheraient le Sarifundy où vous trouviez une adresse où envoyer votre courrier et vos colis, les heures joyeuses où rencontrer les vétérans, un échange de livres, de cartes nautiques, des machines à laver, téléphones publics, wifi gratuit... Toutes ces petites aides qui rendent la vie de marin plus facile, ne cherchez plus, il a brûlé et il n'est pas remplacé en tant que tel. Voyez les différentes rubriques ci-dessous pour les solutions de remplacement

Canal VHF du mouillage de Spanish Water: 72
Bateaux en veille : Isis (Dik, petit catamaran dans la zone B) ou Sol (ketch rouge dans la zone A).

Réseau du matin en anglais organisé par Isis ou Sol
7 h 45 (sauf le dimanche)

Wifi
Les bateaux Isis ou Sol vous donneront accès au wifi. Pour 10 dollars par semaine ou 30 dollars par mois. Il suffit de se présenter un billet et votre numéro de Mac à la main et vous pourrez surfer sur le Net. Attention, ceux qui utilisent une antenne externe donneront le numéro de Mac de l'antenne et non celle de l'ordinateur. Les zones de mouillage A et B sont les plus proches de l'antenne. Selon l'endroit où vous vous trouvez, la qualité du wifi variera grandement.

Cinq à Sept
Les "heures joyeuses" ou pour les inconditionnels de l'happy hour, se passent dès 17 heures au SOV Asiento, les mardis et jeudis. La boisson et des plats sans prétention n’y sont pas chers. L'ambiance très hollandaise, mais tout le monde y parle l'anglais.
Vous trouverez Asiento, derrière les pontons d'un club local de voiles, façade en escalier bleu vif, dans le nord du mouillage A.

Asiento heures d'ouverture :
Du lundi au vendredi de 14 heures à 19 heures pour les marins.
Le week-end est réservé aux membres entre 11 heures et 23 heures.

Sur place : courrier, échange de livres et de cartes nautiques. Rencontre avec les principaux acteurs capables de vous dépanner ou de vous aider. Iemke (vente de matériel et location de voiture), Paul (remplissage bouteilles de gaz), Barry (dessalinisateur), Rob (maître-voilier), Gijs (Chantier Curaçao marine), Dik (wifi).

Demandez l'un de ces prénoms au bar, on vous aiguillera.

Courrier dans le mouillage
SOV ASIENTO
SAIL YACHT IN TRANSIT (le nom de votre bateau)
BRAKKEPUT ZEILHAVEN
CURACAO
NETHERLANDS ANTILLES

Le bar qui accueille les heures joyeuses vous prête son adresse pour vous faire envoyer des lettres. Il n'accepte aucun paquet. Cette adresse n'est valable que pour les bateaux en transit.

Aire de stationnement pour les annexes
Un ponton minuscule vous est autorisé au port des pêcheurs. Utilisez une très longue ligne, l'espace est restreint et toute annexe qui s'attache court gêne les autres. Un officier de la sécurité veille sur les pontons du port de pêche, la sécurité est donc bonne.

Service de copie et de Fax
Kima Kalki Marina dans le fond du mouillage C
Les horaires sont mal défini et l'ambiance laxiste.

Téléphone public
Sur le bord de plage après le port de pêche, certaines cabines marchent bien. Celle qui est dans le port de pêche ne fonctionne pas bien (vous entendez votre correspondant, mais il ne vous entend pas). (????) Il paraît qu'un téléphone public sera installé à Asiento (bar Happy Hour)
Dans les supermarchés, les Chinois de Willemstad ou stations-service, vous trouverez des cartes de téléphones à gratter. Tilin est un opérateur répandu, les tarifs des communications sont variables en fonction de la distance et de l'heure d'appel. Le système est assez médiocre. Vous aurez sans doute plus de chance avec skype.

Propane/camping gaz
“Propane Paul” Thysen, 666-0193, 767-5272
Il vous prend les bouteilles le mardi à Asiento et vous les rend le vendredi. Il vient vous à votre bateau à la tombée du jour.

ATTENTION
Depuis le mois d'avril 2009, Curaçao est aux normes américaines. Les bouteilles de gaz doivent impérativement présenter des valves de sécurités. Celles qui n'en sont pas pourvues, comme les bouteilles françaises ou québécoises, ne pourront être remplies à Curaçao. Prévoyez de le faire avant l'escale ou la prochaine où vous pourrez le faire sera Carthagène.

Quelle que soit la grandeur de votre bouteille 13 kilos ou 5 kilos voire moins, le remplissage coûte 20 dollars américains.

Poubelles, batteries usagées, huiles et grandes boîtes
Vous déposerez vos poubelles au port des pêcheurs. Sur le quai en béton à gauche du ponton des annexes en regardant le poste de sécurité. Il ne vous est pas permis de vider vos poubelles dans les containers à droite du ponton des annexes. Ils sont réservés aux pêcheurs.

Bouteilles en verre
Au supermarché Vreugdenhil, il y a un container pour les verres à l'arrêt du bus.

Petite restauration à emporter
A droite du bureau de surveillance sur le port de pêche, une cabane verte abrite une cuisine qui sert de la restauration locale à emporter. Prix raisonnable, quoiqu'il faille surveiller sa monnaie et l'addition, sans mauvaises intentions, la petite dame sait mieux cuisiner qu'elle ne sait compter.

Eau et gasoil
L'Eau est disponible à Asiento et Kima Kalki Marina si vous avez des bidons.
A Asiento, contactez Rigoberto Rodriguez du mardi au vendredi entre 14 et 19 heures (tel 7673280)
Eau pour les réservoirs et gasoil
Curaçao Yacht Club vous pouvez faire le plein au quai du gasoil, 767-4627.
Heures d'ouverture du mardi au vendredi de 14 heures à 17 heures. Les samedis et dimanches, entre 10 heures et 17 heures (VHF 68)
Accepte les cartes de crédit, eau très chère (!)

Lessive
Service de nettoyage à Kima Kalki Marina:
Déposez votre linge à 10 heures le lundi, vous le récupérez à 17 heures le mardi
Tarif : 15.00 NAF pour 2 kilos + 10 NAF de livraison.

“Het Washok”
Près de Vreugdenhil le supermarché, vous déposez votre linge dans les jours d'ouverture, vous le récupérez le jour suivant au soir, ou le surlendemain matin.
Tarif : NAF 3,00 par kilo.
Vous pouvez vous y rendre en bus public (voir horaires plus haut) sinon prenez la navette gratuite du Vreugdenhil, la laverie est sur la grande route derrière l'arrêt de bus public qui retourne sur Caracas baai.

Approvisionnement
Les supermarchés sont ouverts de 8 heures à 19 heures, du lundi au samedi, sans interruption.
Le supermarché Vreugdenhil organise des navettes gratuites dont les horaires sont :
8 h 45 de Kima Kalki Marina vers Vreugdenhil du lundi au samedi
10 h du port de pêche vers Vreugdenhil du lundi au samedi
10 h du port de pêche à Strada/Best Buy Supermarket aussi le samedi et le dimanche
16 h 30 du port de pêche à Strada/Best Buy Supermarket
09 h 00 On Sunday and Wednesday de Asiento à Albert Heijn Supermarket à Zeelandia **

Près de Vreugdenhil vous trouverez Budget Marine, Dijtham (magasin de bricolage), Napa (batteries et pièces pour voitures), Het Washok laundry (la laverie)

Marinas de Spanish Water
Seru Boca Marina - 767-9042, VHF 67
Tarifs à titre indicatif :360 dollars par mois pour un bateau de 43 pieds qui s'engage à rester 3 mois.

SOV Asiento – 767 3280 (club de voile uniquement)

Kima Kalki Marina - 767-3014-office, 560-2759-cell, VHF 72

Curaçao Yacht Club - 524-5208-fuel dock, 767-4627-office, VHF 68

Location de voiture
S'adresser à Iemke, 767-3390
Il sillonne le mouillage de Spanish water en annexe rigide, il est souvent présent aux heures joyeuses. Demandez-le au bar.

Best Value Car Rental (Mark) 510-3487, on Santa Rosaweg
Limestone Resort, 767-3007

Réparation et entretien du bateau.
Pour rencontrer les responsables des diverses entreprises liées au nautisme, rendez-vous au Happy Hour. Le rendez-vous du cinq à sept est à la fois social et pratique pour trouver les compétences dont vous aurez besoin.

Réparation moteur, transmission et pompes à injections..., pièces de rechange
DPG, Bertie Perret Lenlil, 747-5060
Supply & Service Suser N.V., 461-2210, 461-2877

Rigoberto Rodriguez à Asiento, peut se révéler de bon conseil et d'une bonne aide.
76732800

Electriciens
Santa Rosa Motors, 737-5156

Problèmes électroniques
Jimmy Electronics; 736-5455

Shipchandlers
Iemke; ask for pricelist; 561-4843-cell, 767-3390
Marine Warehouse Curacao, 767-5272
Budget Marine, 462-7733
Marine Coast Masters, 461-4476

Iemke pratique des tarifs plus intéressants que Budget marine. Les tarifs du célèbre shipchandler sont exorbitants, il faut compter plus de 10% de plus que les prix indiqués au catalogue. Ils comptent le transport depuis Saint-Martin et des taxes même si vous êtes en transit. De son côté, Iemke possède dans la zone de transit un atelier de stockage, il pourra vous fournir à meilleur prix batteries, pilote automatique, radar, survie, desalinisateur, tissus de tauds, antennes et BLU, ancres, peinture. Son seul défaut est qu'il n'a parfois pas ce qu'il dit qu'il a. Il faut s'en tenir à son stock. Ainsi, un ami a attendu plusieurs mois une radio, qui Iemke disait pouvoir fournir dans un délai raisonnable, et finalement il l'a commandée quand il s'est rendu à Carthagène (en trois jours elle lui a été livrée).

Travail de soudure aluminium et inox- révisions moteur - hélice...
Eric à Curacao Marine; 511-0707
Travaille très bien, mais il faut lui courir après. Il vous donnera une date, mais il ne la respectera jamais. Tarif : : 65 dollars de l'heure.

Maître voiliers et tauds
Rob Harms, 736-9838
Présent tous les mardis et jeudis au Happy Hour.

Thomas Sail & Canvas, 767-9015

Fu Yong Chong, 868-5269 - canvas (Sunbrella) only

Dessalinisateur
Barry Day aboard WITCHCRAFT; VHF canal 72


Autres mouillages

Il existe en tout une dizaine de mouillages. De la liste je ne mentionnerai pas les ancrages si près de Willemstad qu'ils sont irrespirables en raison du rejet de fumée des raffineries, ou ceux qui sont trop rouleurs. Il reste deux autres mouillages intéressants en dehors de Spanish : Santa Cruise et Fuik baai. Je vous rappelle que tout changement de mouillage doit être signalé aux autorités. Il n'y a aucune possibilité d'approvisionnement dans tout autre mouillage que celui de Spanish Water via les navettes.



Fuik Baai
Position au large de l'entrée : 12°02.75' 68°50'

A une heure dans l'est de Spanish Water, Fuik Baai est le mouillage le mieux protégé du vent et de la houle de Curaçao.

ATTENTION
Les bouées d'entrées sont inversées par rapport au reste de la Caraïbe. Il faut laisser deux bouées vertes à tribord et une bouée rouge à bâbord en entrant. De toute manière en voyant la configuration des récifs et de la berge de protection du lagon, on ne peut se tromper. Certains jours, un cargo de moyen tonnage est à quai le long de l'usine.

Les équipages dédaignent Fuik Baai, car l'entrée du lagon est tapissée d'une grosse usine. Une fois les bouées passées et le chenal derrière vous, vous mouillerez derrière une colline qui vous masquera l'usine. Celle-ci n'est pas bruyante, elle traite la roche qu'elle extrait de la montagne nord. Des camions font la navette sur la route qui surplombe le mouillage, mais ils sont extrêmement discrets. Voilà pour le côté industriel du mouillage.

Le mouillage est solitaire pendant la semaine, en fin de semaine, les navettes rapides et quelques voiliers locaux viennent jeter l'ancre sur la plage. Ils ne restent que quelques heures et vous laissent seuls pendant la nuit. Quelques campeurs dans la nuit du samedi au dimanche font des BBQ sur la plage. Du lundi au samedi midi, le mouillage est entièrement à vous. Quelques tortues, pointes le nez, un couple de pélicans placides s'accroche aux branches d'épineux, des perruches jasent et les petits oiseaux vous réveillent de bon matin. Ambiance bucolique sur un plan d'eau calme, même par alizé soutenu.

Remarque
Interdiction d'aller se balader sur les collines environnantes. Les routes sont privées. Une voiture de sécurité sillonne les chemins et vous demandera de vous cantonner aux abords du mouillage.




Santa Cruz de Curaçao

Position au large de l'entrée : 12°18.4' 69°09.8'

Une navigation au portant de 25 milles sépare Santa Cruz de Spanish Water. Sur la route, Willemstad se dévoile sous ses fumerolles des raffineries. Si le sud-est de l'île paraît très construit, le nord de l'île est quasiment laissé à l'état vierge. Quelques résidences poussent au bord du rivage, mais la grande majorité des collines restent vierges. L'entrée dans Santa Cruz est facile. Deux falaises tapissées de cactus balisent un mouillage en forme de couloir. Nous y avons connu des jours très rouleurs. Il paraît que c'est excessivement rare. Mais nous y étions par temps d'alizés faibles, en fin de saison cyclonique. Dans ce cas, la houle contourne la pointe nord-ouest de l'île et vient chahuter les rares bateaux qui font escale à Santa Cruz. Cependant, malgré cet épisode inconfortable nous gardons un excellent souvenir de ce mouillage. Entouré de falaises où ronronne la mer, qui s'engouffre dans les cavités, ça gronde, ça grogne et ça roule sur la petite plage de sable doré et bordée de cocotiers. Au fond de la baie, un petit restaurant fait de bric et de broc offre également un service de balade en mer pour les plongeurs.

Question balade en masque-tuba-palmes, les fonds de sable n'offrent pas une variété exceptionnelle, pourtant c'est là que nous nous sommes baignés avec les dauphins.




ARUBA

Formalités

L'île dépend toujours de la couronne hollandaise, mais son statut est différent de celui de Bonaire et Curaçao. C'est pourquoi en sortant de Bonaire ou de Curaçao vers Aruba vous remettrez les compteurs à zéro pour vos visas. Vous vous débarrasserez également de vos guilders de Curaçao et de Bonaire qui n'ont pas cours sur Aruba.

Les autorités d'Aruba n'accordent aucun délai entre votre arrivée et les formalités. Vous devez, dès que vous pénétrez dans les eaux territoriales d’Aruba vous signaler en VHF, sur le canal 16. Les officiers vous guideront jusqu'au quai d’Oranjestad. (Il existe d'autres points d'entrée, mais ils sont moins commodes, quai exposé à la houle...)
Quelque soit l'endroit que vous choisissez pour votre entrée vous devrez vous amarrer le temps des formalités. Prévoyez des protections pour la coque, car les quais sont prévus pour les navires de gros tonnages et les grosses défenses noires auront vite fait de vous repeindre la coque de grosses traces noires.

Les formalités sont gratuites, elles se font rapidement. Lorsque vous avez prévenu par VHF un douanier se déplace et les formalités se font dans sa voiture. En bout du quai, un bureau d'immigration vous recevra fort civilement.

Les conditions de séjours sont sensiblement les mêmes qu'à Curaçao, reportez-vous aux rubriques précédentes.

Aruba et les marins

Aruba n'est pas une île pour les marins. Les mouillages du sud se trouvent sous une raffinerie de pétrole, ceux du centre se situent sous l'aéroport et ceux du nord, s'ils sont sur une eau cristalline, ils sont sous d'immenses complexes touristiques. Il existe un chantier de mise à terre, mais de l'avis d'un local, Aruba n'est pas recommandée pour les voiliers. Non seulement le chantier se situe derrière la barrière de corail, là où il y a parfois moins de 2 mètres d'eau, mais en plus, aucun shipchandler n'est équipé pour fournir le matériel pour des voiliers. Le chantier est plus une aire de stockage pour les bateaux à moteur à fond plat. Ceux qui désirent faire le carénage ou réparer leur bateau sont, en général, envoyés sur Curaçao.

Bien qu’Aruba ne soit pas conçue pour les marins, nous avons cependant apprécié cette escale. C'est une des rares fois de notre voyage où nous nous sommes payé une marina. Elle est au coeur de la ville. Votre place de port vous donne accès aux piscines de deux hôtels, à leurs salles de gym et aussi aux taxis aquatiques qui vous mènent à "paradise island". Tout cela est très touristique, un peu bruyant, mais tellement divertissant. Cela donne un air de vacances à votre voyage. La population d'Aruba est particulièrement agréable. Les sourires et la gentillesse sont au rendez-vous.

L'environnement direct de la marina est agréable, petites boutiques, restaurants, promenades en bord de mer en compagnie d'une population dense et protégée d'iguanes. Oiseaux peu farouches qui viendront déjeuner avec vous dans votre cockpit.

Contact et adresse utile

Sander Vellinga (manager)

Renaissance Marina
Renaissance Market Place
Oranjestad, Aruba

+297 588 0260

Courriel : ewns@setarnet.aw

Wifi
Le meilleur wifi des ABC est disponible dans la marina Renaissance, très bon rapport qualité pris.
Café Internet dans le centre commercial en bordure de la marina.

Lessive
Une Blanchisserie se situe derrière le campanile du musée historique. Renseingnez-vous au bureau de la marina pour en avoir l'adresse.

Approvisionnement
Un grand supermarché se situe à la sortie nord d’Oranjestad. Le magasin est très bien achalandé, mais difficilement accessible à pied. Les bus ne sont pas bien organisés. A la faveur d'une location de voiture, vous pourrez en une journée visiter l'île et faire vos courses.

Une petite épicerie se situe au centre de la ville, dans la rue parallèle à celle qui longe le bord de mer.


APPENDICE HISTORIQUE

Parcours commun
Les trois îles ont suivi le même parcours historique jusqu'en 1986. Année à partir de laquelle Aruba acquit plus d'autonomie que ses deux voisines Curaçao et Bonaire. Aruba n'est pas complètement indépendante, elle doit encore allégeance à la couronne de Hollande et ce jusqu'en 2010. En quelque sorte, elle dispose d'une autonomie sous surveillance avant remise totale de sa liberté. Vous le verrez en fin de cette rubrique, les rapports entre la Hollande et ses îles sont loin du long fleuve tranquille.

La politique de Curaçao est à la lisière entre la volonté totale de dépendance de Bonaire et le choix politique d'autonomie d'Aruba. Elle est aussi l'île hollandaise la plus importante en superficie et en densité de population. Ces divers facteurs m'ont incitée à vous dresser le tableau historique de Curaçao celui-ci étant représentatif des trois îles.

Colonisation
L'un des lieutenants de Christophe Colomb, Alonso de Ojeda, aborda l'archipel en 1499. Il trouva les îles habitées par une communauté amérindienne qui avait quitté depuis plusieurs siècles les côtes vénézuéliennes pour fuir les mauvais traitements infligés par les guerriers caraïbes. Dès 1563, la couronne d'Espagne déclarait qu'elle se désintéressait des "Islas inutiles".

En 1634, les Hollandais débarquèrent dans les ABC. Ils n'eurent aucun mal à convaincre, les quelques Espagnols oubliés par leur couronne, de les laisser s'installer. La "WIC (Dutch West Indies Company) ou la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales édifia une "capitale" dans la baie de Schottegat qui est l'actuelle Santa Anna baai. Ils lui donnèrent le nom de Willemstad.

L'inexistence de matières premières monnayables ne gêna en rien les nouveaux colons. Les Hollandais tirèrent parti des mouillages profonds et bien abrités. Ils en firent des bases de commerce maritime qui prirent leur essor grâce au va-et-vient des navires marchands entre l'Amérique et l'Europe. La Compagnie néerlandaise des Indes occidentales qui administrait les îles de la Caraïbe nomma en 1642 l'explorateur hollandais Peter Stuyvesant au poste de gouverneur. En quelques années, celui-ci favorisa les plantations agricoles (arachides, maïs, fruits, etc.). Willemstad devint un port de transit incontournable pour les matières premières venues du continent voisin. Dans le même temps,les nombreux marais salants des trois îles furent exploités, le commerce du sel fit les heures de gloire de l'époque. Sur Bonaire, cette activité est encore très présente aujourd'hui.

Peter Stuyvesant par son sens du commerce exacerbé fut un atout majeur, car il défendit les intérêts de la Hollande avec panache et développa ces îles dont le potentiel de départ était bien maigre. En revanche, il fut impitoyable avec les autochtones. Il capturait des Caiquetos (les premiers occupants) pour les vendre comme esclaves dans les Antilles. De plus, son tempérament autoritaire et son intolérance religieuse à l’égard des communautés n'appartenant pas à l'Église réformée de Hollande laissèrent des images amères dans les mémoires.

Malgré cette intolérance religieuse de nombreuses familles juives qui fuyaient l'inquisition en Europe, trouvèrent asile dans les ABC. Plus de 2000 Juifs séfarades arrivèrent d’Amsterdam entre 1659 et 1732. Tous fondèrent des entreprises commerciales. Ils érigèrent en 1732 la première synagogue (Emanuel Israel Mikve) à Willemstad. Aujourd'hui encore, les familles juives sont parmi les familles les plus prospères de l'île.

En 1662, Curaçao devient "LE" supermarché d'esclaves de la Caraïbe. Au total, on estime qu'entre 1640 et 1863 plus d'un demi-million d’esclaves noirs transitaires par Curaçao.

Au dix-huitième siècle, Curaçao subit comme toutes les îles de la Caraïbe les sempiternelles guerres d'intérêts européens. Curaçao changea de mains plusieurs fois. Français, Anglais et Hollandais se la disputèrent. En 1816 le traité de Paris, mit de l'ordre et réinstalla la Hollande aux commandes de l'île. Willemstad fut déclaré port libre.

L’abolition de l’esclavage déclarée en 1863 précipita l’économie de Curaçao vers les abîmes.

Il fallut attendre 1919 pour que l’économie prospère à nouveau. Lors de la découverte des gisements de pétrole au Venezuela, la Dutch-British Shell Oil Company construisit sur Curaçao et sur Aruba les deux plus grandes raffineries de l'époque. De nombreux immigrants furent attirés par les perspectives d'embauches. Mentionnons l’immigration des Saint-Martinois (hollandais et français), les historiens signalent que la population de l’île de Saint-Martin baissa de 18 % entre 1920 et 1929. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés acceptèrent d’établir une base militaire américaine à Waterfort Arches, près de Willemstad. À partir de 1942, les États-Unis assumèrent l'entière responsabilité de la défense des îles hollandaises. Pendant toute la durée de la guerre, ils assuraient ainsi la sauvegarde du combustible nécessaire à leurs armées.

Dans les années 1950, Curaçao connaît une formidable envolée économique.

En 1973, le choc pétrolier entraîne les ABC dans une nouvelle crise. L'économie du pétrole n'est plus viable. Shell ferme ses portes en 1985. L'île ne traite plus que 7 millions de tonnes de brut alors qu'elle en raffinait plus de 37 millions avant la crise.

Les habitants se recyclent dans le traitement du billet vert apporté par la manne touristique. Entre le mois d'octobre et le mois de mai, plus de 20 paquebots par mois font escale dans l'archipel. Chaque paquebot déverse plus d'un millier de touristes sur les routes et les plages de l'île. Les insulaires ont créé à cet effet quelques parcs d'attractions, comme le seaquarium, la dolphin acadamy ou l'élevage d'autruches. Un système bancaire spécialisé dans les placements de capitaux "off-shore" attire les entrepreneurs de tout horizon. Un chantier pour les navires de commerce fait également partie du plan de restructuration de l'économie de l'île. Depuis 1990, de nouveaux accords avec le Venezuela ont rouvert les portes des raffineries de l'île. Les raffineries sont louées à la Coastal Oil Company qui appartient au grand voisin sud-américain. Le pétrole en provenance de Maracaibo est raffiné dans les trois îles.

L'indépendance en question

Afin d'éclaircir le statut de ses colonies et qu'elles choisissent entre l'appartenance ou la liberté, la Hollande a organisé le 15 mai 2009, un référendum.

Le "non", s'il ouvrait la porte vers la liberté, imposait aux îliens de payer leurs dettes vis-à-vis de la couronne hollandaise. Celle-ci estimait que les sommes versées dans les caisses des îles n'étaient plus une aide financière, mais une créance. Dans le cas de Curaçao, cela représentait une somme de 1,7 milliard d'euros. Comment voulez-vous qu'un caillou au milieu de la Caraïbe paie une somme pareille ? Dans ces perspectives, Bonaire s'est désolidarisée de Curaçao. La petite soeur n'a pas voulu passer par les urnes. Elle a renoncé pour toujours à son indépendance espérant amadouer la mère patrie et qu'elle ne présente jamais la facture.

Sur l'île de Curaçao, l'écart entre les partisans du "oui" et ceux du "non" était faible. L'île a de tout temps eu des rapports mouvementés avec la Hollande. Finalement, le "oui" est sorti des urnes à 52%,, il a été favorisé par le vote massif des Hollandais de souche présents sur l'île et les blancs descendants des colonisateurs. Le chantage économique et la peur qu'il a engendrée ont également poussé en faveur du "oui". En effet, en cas de victoire du "non", les trois piliers de l'économie de l'île menaçaient de se retirer. Les compagnies pétrolières vénézuéliennes, les investisseurs financiers des banques off-shore, l'industrie du tourisme auraient en cas de victoire du "non" délaissé Curaçao. Les conséquences de ce retrait et de l'obligation d'honorer une dette de 1,7 milliard sont faciles à imaginer. La peur de l'avenir a généré le "oui".

Avec le "oui" du référendum, la Hollande est totalement libre de poursuivre sa politique de colonisation. Ainsi, les petites îles (Bonaire, Saba, St. Eustacius ), seront intégrées à la Hollande telle qu’elle ou sous forme de municipalités. Une bonne part de ce plan a déjà été réalisé. Les deux plus grandes îles soit, Curaçao, la plus grande et St. Marteen la seconde deviendront en 2010 des pays autonomes à l’intérieur du royaume. Ces accords remettent dans les mains de l’administration hollandaise des secteurs vitaux de la vie nationale telles que la justice, les finances publiques, l’éducation et le contrôle de la bonne gouvernance.

Ces dispositions font grincer des dents les indépendantistes, qui ont voté "non" à 48 %. Ils voient d'un mauvais oeil, l’imposante vague d'immigrants hollandais affluant vers les îles. Ils arrivent avec l’euro, leur monnaie forte, ils font monter les prix de l'immobilier, le coût de la vie s'en ressent par une inflation qui appauvrit les gens du cru. Les nouveaux arrivants se font embaucher à des postes de cadres et de dirigeants, au détriment des jeunes insulaires qui sortent de l'université locale. Le gouvernement hollandais octroie de nombreux privilèges aux investisseurs hollandais qui achètent des plages et en interdisent l’accès aux autochtones ou leur font payer des droits d’entrée prohibitifs. Nous avons été hallucinés de découvrir que bon nombre des chemins "publics" étaient interdits à la randonnée pédestre. Toute personne étrangère (entendez par étrangère, non résidente dans les lotissements de luxe) est littéralement vidée par des gardes de sécurité qui protègent les somptueuses villas du bord de mer.

Sur Curaçao, le déséquilibre entre autochtones et Hollandais s'accroit de jour en jour et le malaise de l'île n'en est que plus perceptible.

Toutes les informations ont été mises à jour en mai 2009
Texte : Nathalie Cathala - Photos : Dominique et Nathalie Cathala
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